Comptes rendus des manifestations passées

MONTEE HISTORIQUE DE CEYRESTE

 

Que du bonheur !!!

 

 

 

Météo France avait promis des orages sur le pourtour méditerrannéen pour ce Dimanche 8 Avril. Mais les Dieux de l'automobile ne l'entendirent pas ainsi, et il n'y eut pas de pluie sur les 3,5 kms de la D3, entre le Plan de Masse et le Grand Caunet, pour la quatrième édition de la mythique Montée Historique de Ceyreste. L'averse prévue ne survint qu'après le passage de la dernière auto sur la ligne d'arrivée. Dans un éclat de rire, Michel Vignal affirmait que seuls les grands organisateurs étaient capables de tels exploits !!!

 

Pour la quatrième année consécutive, la ville de Ceyreste, à un jet de pierre des plages de La Ciotat, accueillait les bénévoles de Phocéa Productions et de l'Ecurie Soleil Classic, pour organiser la maintenant incontournable Montée Historique.

 

C'est sur le tracé, légèrement raccourci pour cause d'urbanisation, de la Course de Côte qui, entre 1912 et 1985, a drainé dans ce petit village typiquement provençal, tout le gotha du sport automobile européen, que s'est déroulée cette « Démonstration de Voitures Historiques ».

 

Le Samedi après-midi, dès 14h, autos et pilotes se présentaient sur les parkings de la Salle Polyvalente, pour satisfaire aux traditionnelles et indispensables vérifications administratives et techniques.

De nombreux spectateurs en profitaient pour admirer des bolides venant directement du siècle dernier : Alpine, Gordini, BMW, Lancia, Opel, Porsche, Austin, ainsi que quelques superbes monoplaces d'époque.

Mais les plus remarquées étaient les trois rares TVR, la superbe Jaguar XK 120-C, et surtout la Simca 8 Sport ; exemplaire unique carrossé en 1948 par le père de Yannick Dalmas.

Fait marquant de ce type de manifestation, la tendance « familiale » qui se développe, à l'instar de Pierrot Percivalle (Berlinette gr4) et de son petit-fils Gauthier Viry (205GTI), de la famille Laforest ; Carole (R11 T Zender) et Patrice ( R5 Alpine ) ou les Carmagnolle ; Jean-Michel (R5 Alpine gr2) et le tandem Laurence et Christine (R5 Alpine Coupe) en double monte, tout comme Daniel et Philippe Coll au volant de l'Escort 2000 RS ex Xiberras.

Dans le même régistre, Max Michel, qui cette année ne participait pas, mais « coatchait » son fils Anthony (Martini MK 57).

 

Dimanche matin, après la mise en place du car-podium du Conseil Départemental des Bouches du Rhône, de toute l'infrastructure propre à la sécurité, dont les neuf postes de commissaires de route, suivis de l'habituel briefing des pilotes, la première monte était lancée par Jean-Pierre Bertos, l'inénarrable et talentueux directeur de course.

Première monte qui voyait les abandons, sur ennuis mécaniques, de la R11 Turbo ex Ragnotti d'Eric Charles et du proto 4L de Thierry Bezelun.

L'Alpine A 110 de Jacques Dor sera confrontée à des soucis de chauffe, mais pourra, toutefois, terminer les deux montes matinales.

 

La deuxième monte se déroulait sans aucun problème, et la pause méridienne permettait aux mécaniques comme aux participants de reprendre des forces.

Après quelques sandwiches et beaucoup de café, les hostilités pouvaient reprendre.

 

Les deux montes de l'après-midi, dans le bruit des échappements « spéciaux » et des pneus torturés, et dans l'odeur du Ferrodo et de l'huile de ricin, ne voyaient pas de soucis particuliers, si bien que la dépanneuse, mise à disposition par le garage Bazin, pouvait repartir sans avoir eu à intervenir.

 

La journée se clôturait traditionnellement dans la salle polyvalente, par un apéritif (sans alcool) offert par la Municipalité Ceyrestenne, et servi par Michelle Scozzaro et Mireille Pugliesi, les indispensables et toujours souriantes adjointes au maire.

 

Michel Vignal, dans un bref débriefing, remerciait, au nom de Phocéa Productions, tous les intervenants et partenaires de cette belle manifestation, en particulier la Société Roure Automobile, dont Sébastien Basso pilotait la superbe Berlinette jaune.

Les remerciements allaient également aux riverains de la D3 et de la Voie Romaine, aux Services Techniques de Ceyreste, aux CCFF omniprésents, à la Police Municipale toujours efficace, et à l'Ecurie Soleil Classic qui, non seulement participait à l'organisation, mais engageait également dix autos dans la Montée Historique » .

 

Prochain rendez-vous de Phocéa Productions : la Montée Historique du Col Saint-Jean, le 1er Juillet, à Eygalayes dans la Drôme Provençale.

 

 

 

NUIT PROVENCALE – Souvenir Claude Bonanséa

 

Déjà un quart de siècle !

 

 

Samedi 3 Mars 2018

 

Après plusieurs jours d'intempéries et de froid extrême, un ciel immaculé est venu s'inviter malicieusement au 25ème anniversaire de la Nuit Provençale, corroborant ainsi l'adage qui prétend qu'à Marseille il n'y a pas de samedi sans soleil.

 

Ses rayons en profitèrent pour illuminer un parc fermé idéalement installé dans le site enchanteur de la Base Nautique du Roucas Blanc, face à l'une des plus belles rades de France, et à quelques encablures des îles du Frioul et du Château d'If.

Dans un pareil écrin, les voitures historiques retenues pour participer à cette incontournable manifestation de début de saison, avaient fière allure, à côté de la Panhard CD ayant appartenu à Claude Bonanséa, qui avec son épouse Josiane, détient toujours le record de participations à la Nuit Provençale.

 

Vers 16h, Michel Vignal attaquait un court briefing au cours duquel il insistait sur les notions de sécurité et de respect des riverains, et dévoilait un parcours jusque là tenu secret.

Une sympathique collation suivie d'un gâteau d'anniversaire, était ensuite offerte aux participants, parmi lesquels on pouvait reconnaître quelques pilotes qui font habituellement des prouesses en rallies modernes, tels que Marc Reboa, Daniel Denizon, Camille Gubernati, Pierre Escartefigue, ainsi que Jean-Marc Ducousso, le co-pilote attitré de Richard Bourcier.

 

Aux alentours de 17h, le départ était donné à la première auto.

Le road-book guidait les participants au long des Plages du Prado jusqu'à la Pointe Rouge, et, après avoir traversé Mazargues, les conduisait vers la Gineste jusqu'à Cassis, où la sublime Route des Crètes leur permettait d'atteindre La Ciotat, puis Ceyreste et la route de la Montée Historique qui aura lieu le 8 Avril prochain.

Plus loin, une courte halte était programmée devant l'entrée du Circuit Paul Ricard.

Ici, la Golf GTI de Denis Caucanas était victime d'une panne d'allumage, très vite réparée par l'assistance de Phocéa Productions.

 

La seconde section de cette première étape, après avoir traversé Le Beausset, Ste Anne d'Evenos, Le Broussan et les faubourgs de Toulon, se dirigeait vers le Mont Faron qui offrait une route à la fois mythique et ludique, ainsi qu'un panorama époustouflant sur Toulon de nuit.

Plus loin, après Pierrefeu et La Londe-les-Maures, ce sont les cols de Gratteloup, du Babaou et des Fourches qui étaient empruntés pour le plus grand plaisir de tous, avant d'atteindre le Luc en Provence, où un repas copieux avait été concocté par Jean Seb., dans la Brasserie J's.

 

Après ces agapes réparatrices et quelques cafés, la seconde étape pouvait démarrer.

Sauf pour Vincent Morin en prise à des ennuis de carburation sur sa Nissan 300 ZX. Mais rien d'impossible pour les deux Christian de l'assistance qui purent résoudre le problème... par téléphone.

 

Le road-book devait diriger la caravane de la Nuit Provençale sur la route de Notre-Dame-des-Anges. Mais la voiture d'ouverture détectait plusieurs passages où d'épaisses plaques de neige et de profondes ornières n'auraient pas pu être franchies par des autos aux faibles gardes au sol.

Un itinéraire bis était immédiatement mis en place pour atteindre dans de bonnes conditions Rocbaron, le Col de la Bigue, La Roquebrussanne et Mazaugues où une courte halte était prévue.

 

La dernière section de la balade passait par Nans-les-Pins, Saint-Zacharie, Notre-Dame-d'Orgnon, la Sainte-Baume, Gémenos, Carnoux et enfin Cassis pour retrouver, en sens inverse, la Gineste, avant de se retrouver dans la Base Nautique du Roucas Blanc, où les machines à café eurent beaucoup de travail. Entre les viennoiseries, les anecdotes fleurissaient en attendant la remise des souvenirs et le tirage au sort qui mettait en jeu un abonnement à Rétrocourse. C'est Laurent Bonnery qui remportait le jackpot.

 

Enfin, avant de se séparer, Michel Vignal improvisait un court débriefing, mettant l'accent sur le nombre d'équipages familiaux, et sur la bonne conduite de tous les participants.

Il remerciait Patrice Laforest, qui avait laissé sa dépanneuse à disposition de l'assistance. A noter que le niveau de préparation des autos engagées permettait à cette dépaneuse de revenir à vide.

Les derniers remerciements allaient à la Ville de Marseille et au Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.

 

1ère RONDE HISTORIQUE DES ALPILLES

 

Samedi 21 Octobre 2017

 

 

Toute auréolée du magnifique succès de la 1ère Montée Historique du Mont Ventoux, il n'a pas fallu plus de vingt jours à l'équipe de Phocéa Productions pour s'attaquer à un nouveau défi : organiser la première édition de la Ronde Historique des Alpilles.

 

Le concept de cette nouvelle manifestation, pour simple et attrayant qu'il soit, n'est pas souvent proposé dans notre région, peut-être à cause des difficultées de mise en place, qui incitent parfois à se cantonner dans le confort douillet de la routine.

Dans les faits, il s'agit de rejoindre, en empruntant des routes ouvertes à la circulation publique, des zones où les parcours sont privatisés par arrêté préfectoral, donc interdits au passage de tous véhicules non accrédités.

L'itinéraire, obligatoire pour tous les participants, est consigné dans un road-book distribué au dernier moment, afin d'éviter toutes éventuelles reconnaissances.

C'est, à peu près, le principe du rallye traditionnel, moderne ou VH, à l'exception de l'absence de chronométrage, et donc de toute notion de compétition.

Le plaisir et la passion, liés à la convivialité, sont les principaux ingrédients de ce type d'événement, réservé aux voitures historiques, sportives ou familiales, immatriculées avant le 31 Décembre 1985, avec toutefois une dérogation, équivalant à 10% du plateau, pour les autos construites entre 1985 et 1990.

 

A la lecture de la liste des engagés, forte de 46 partants, on pouvait s'apercevoir de l'éclectisme des « anciennes » présentées ; la plus vieille étant la Porsche 356A de 1959, aux mains de Mike Noremberg, navigué par son fils Maxime, et la plus moderne étant la Peugeot 205 Rallye de Frédéric Reisz.

Le reste du plateau était composé d'un large panel de la production des années 1970 et 1980 : Alpine, Renault 8 Gordini, Opel Manta et Kadett, Porsche, Renault 5 Alpine, Simca Rallye II et 1200S, Alfa-Roméo, etc...

 

Tout le « Grand Sud » était représenté, les « concurrents » venant de neuf départements différents, et certains avaient fait le déplacement depuis Nice, Lyon, Montpellier et Perpignan, pour les plus éloignés.

 

La plaque tournante de cette 1ère Ronde Historique des Alpilles était la ville d'Eyguières, dont la Municipalité était pleinement investie dans la manifestation.

La privatisation, entre autre, du parking et de la salle de l'ancienne gare, permettait d'avoir un véritable parc d'assistance, contigü à un « parc fermé » largement ouvert à un public enchanté de pouvoir approcher des autos mythiques.

La présence, sur ce même site, d'un food-truck à l'heure de la pause méridienne, ajoutait encore à une convivialité déjà bien installée.

 

Au programme, quatre boucles étaient prévues, pour un total de plus de 160 Km, dont environ 70 Km de routes fermées.

Une halte à Aureille, avec un court « parc de regroupement » partageait chaque boucle en deux étapes . Les « spéciales » de Roquemartine et du Destet reliaient les deux villes.

 

En fin d'après-midi, conscients de la gène occasionnée par la fermeture des routes, en pleine saison de récolte des olives, les organisateurs décidaient d'annuler un quatrième tour qui risquait de déborder sur les horaires prévus.

De l'avis de tous, cette initiative était la bonne, et aucun concurrent n'eut à se plaindre de cela, d'autant que la journée fut longue, et pleine d'émotion et de bonheur.

Seul bémol de cette belle aventure, l'incivisme de certains, qui occasionnèrent des problèmes majeurs chez les organisateurs. (voir ci-dessous)

 

Un apéritif d'honneur, aimablement offert par la Municipalité d'Eyguières, permettait à Michel Vignal, le président de Phocéa Productions, de remercier tous les intervenants, et en particulier la dite Municipalité, ses services techniques et sa police municipale, pour leur aide matérielle inestimable dans l'organisation d'une telle manifestation.

Tous les bénévoles étaient également loués pour leur présence indispensable et efficace sur tous les points névralgiques du parcours.

Les organisateurs étaient à leur tour ovationnés sous un déluge de plaisanteries, moqueries et autres colibets.

 

 

Incivisme, incivilité, intolérance, irresponsabilité...

Lorsque ces mots ne sont plus QUE des mots, il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans notre monde d'égoïsme, d'égocentrisme et de bêtise.

Que des riverains agacés de devoir faire quelques kilomètres supplémentaires pour rentrer chez eux, râlent après les fermetures de routes, on peut le comprendre.

Que des cyclistes devant renoncer à une partie de leur sortie prévue, montrent leur mécontentement, ce n'est pas très sympa, mais c'est la nature humaine.

 

Mais quand ces gens-là n'hésitent pas à forcer les interdictions, allant même jusqu'à renverser plusieurs commissaires de route, pour s'engager à contre sens de la manifestation, au péril de leur vie et de celle des participants, on frôle la démence.

Alors que dire lorsque des chasseurs, particulièrement alcoolisés, mettent en joue, avec leurs fusils, un membre du service de sécurité pour passer à tout prix ?

Et tout cela ne s'est pas déroulé dans une cité, en périphérie d'une grande ville, mais dans les Alpilles de Frédéric Mistral, dans la quiétude des oliveraies et des pinèdes, dans la paix des petits villages où tout le monde connaît tout le monde...

 

1ère Montée Historique du Mont Ventoux

 

 

Le 1er Octobre dernier a eu lieu la première Montée Historique du Mont Ventoux.

N'en déplaise aux faiseurs de cancans, aux pisse-vinaigre et aux rabat-joie de tous acabits, Phocéa Productions a pu organiser, dans les meilleures conditions possibles, cette évocation de la mythique course de côte qui, entre 1902 et 1976, a vu les meilleurs spécialistes de la  montagne  s'affronter sur les pentes du Géant de Provence.

Raccourcie pour des raison d'urbanisation, le départ était donné à la sortie de l'épingle de Saint Estève, et l'arrivée était fixée à un jet de pierre du Chalet Reynard, soit 8,3 Km d'un parcours à la fois ludique et technique.

 

Les quelques 130 engagés ont profité pleinement d'une route au revêtement idéal, et parfaitement sécurisée par un accès interdit à toute circulation, et par la présence de 20 postes de commissaires, tous aguerris depuis de nombreuses années à ce genre de responsabilité.

 

Parmi les participants, on pouvait noter les présences exceptionnelles et amicales de Bernard Fiorentino, qui retrouvait avec beaucoup d'émotion la Matra 650 qu'il avait pilotée au Tour Auto 1971, de Jean-Pierre Ballet au volant d'une 205 Turbo 16 évolution, du toujours jeune Bob Neyret aux commandes de sa Citroën SM Bandama, ainsi que de Jean-Marie Alméras avec sa magnifique Porsche 635 Silhouette.

A côté de ces VIP, le plateau était particulièrement relevé, avec quelques voitures rarissimes, voire uniques, à l'instar de la Salmson 2300S de 1955, de la Panhard X87 de 1952, de la MG NA de 1935, venue d'Angleterre, de la Ford GT40 MK1 de 1966 et de la mystérieuse et monstrueuse Kellison J4R de 1956.

Berlinettes Alpine, R8 Gordini, Simca Rallye II et 1200S, Alfa-Roméo, Lancia, Opel, Porsche et plusieurs Dauphines Proto très affutées, ainsi qu'une vingtaine de monoplaces, complétaient un plateau de rêve, qui fit vibrer durant toute la journée, un public nombreux, et, il faut le souligner, particulièrement discipliné.

 

Une météo clémente et l'absence de problèmes majeurs permirent à tous d'effectuer les 3 montes prévues, et si ce type de manifestations, souvent dénommées démonstrations, ne comportent ni chronométrage ni classement, la convivialité entre pilotes était souvent source de défis, suivis de railleries, de plaisanteries ou de moqueries, toujours bon-enfant et jamais méchantes.

 

La journée se terminait au Chalet Reynard par le traditionnel pot de l'amitié offert par Phocéa Productions, pendant lequel les anecdotes fusaient de tous côtés, et qui permettait aux concurrents ravis, de louer chaleureusement les organisateurs qui surent gérer cette manifestation avec talent, bonne humeur et passion.

 

Tous se quittaient, alors que le soleil se couchait sur le Mont Ventoux, en se promettant de revenir l'an prochain.

Quant au staff de Phocéa Productions, après s'être congratulé, il se plongeait dans les dernières mises au point de la 1ère Ronde des Alpilles qui se déroulera le Samedi 21 Octobre.

 

MONTEE HISTORIQUE DU

COL SAINT-JEAN / DRÔME PROVENCALE

 

On a passé la quatrième !!!

 

 

C'est sous un soleil rayonnant, mais une « fraîcheur » très agréable, que s'est déroulée, ce Dimanche 1er Juillet, la quatrième édition de la Montée Historique du Col Saint-Jean / Drôme Provençale. Avec toujours le même engouement de la part des nombreux spectateurs ainsi que des différents intervenants, pour cette manifestation devenue incontournable pour les amoureux de belles mécaniques.

 

Un simple coup d'oeil à la liste des engagés augurait la perspective d'un spectacle de haut niveau.

Aux participants « récidivistes », habitués des manifestations organisées depuis 26 ans par Phocéa Productions, plusieurs « rookies » avaient fait le déplacement depuis 12 départements différents.

On pouvait noter, entre autres, les participations de Bernard CAYRIER, qui au volant de sa Le Gallen LLG8, anime le championnat de France VHC de la Montagne, et de l'inénarrable Edmond SIMON, que l'on ne présente plus, aux commandes d'une très belle Opel Ascona i2000.

 

8h45 : Michel Vignal attaque le traditionnel briefing des pilotes, alors qu'Edmond Simon, sérieux pendant 3mn12, régale l'assemblée de ses premières facéties. Le « Vieux », s'il a gardé un fameux coup de volant, n'a pas perdu son sens aigu de la galéjade.

 

9h10 : la 1ère monte débute, Gérard FERAUD (Rallye II) perd son bouchon de vidange et nappe la route d'une belle couche d'huile qui, malgré la rapide intervention des commissaires, permet aux suivants d'exécuter quelques figures libres plus ou moins bien réussies.

Seule l'Opel Kadett GTE de Sébastien THOMAS ira flirter avec la glissière de sécurité, froissant légérement son aile avant droite, ce qui n'empèchera pas son pilote de repartir, avec toujours la même fougue et le même sourire.

Rien à signaler pour la fin de cette 1ère monte, ni pour la seconde, si ce n'est de louer à nouveau la compétence des commissaires présents tout au long du parcours.

 

Après une pause « pique-nique » pour les participants comme pour les organisateurs, et un court repos pour les mécaniques, tout reprenait après les derniers cafés concoctés dans les buvettes de Mickael, pour le plaisir de tous, et en particulier pour Dédé, le maire d'Izon-la-Bruisse qui fit une monte aux cotés de Fred REISZ (205 Rallye) et surtout pour Odile, la mairesse de Mévouillon, qui hilare, monta avec Edmond Simon.

Durant cette 3ème monte, Sebastien ALRAM devait s'arrêter craignant un problème de boite de vitesse sur le proto Dauphine, mais en fait, rien de grave et il put repartir dans la 4ème monte.

4ème monte sans ennuis, si ce n'est pour Laurent TROUVE qui cassa le pont de sa BMW 1602, et dut voir passer ses petits copains du bord de la route...

Le temps le permettant, une 5ème monte était proposée, à la grande joie de tous, et entre autre d'une petite fille de 9 ans qui s'est éclatée dans le baquet de droite de la Matra Muréna de son papa Florent GALDINO.

 

Parmi les autos à prendre le départ de cette 4ème Montée Historique du Col Saint-Jean / Drôme Provençale, il faut noter le proto Renault 4L aussi capricieux que véloce des BALAZUN père et fils, de la très belle et très efficace Autobianchi A112 Abarth de Jean-Louis UGHETTO, de la magnifique Alpine A110 de Gilles PAULIN venu pour l'occasion du Jura, et de la merveilleuse R8 Gordini de Max FOLCHER, participant mais aussi partenaire de la manifestation.

 

Côté monoplace, s'il n'y avait pas la quantité, la qualité était là, avec les 2 Martini des frères Jean-Louis et Jacques CONIL, très investis dans l'organisation de « leur » Montée Historique, avec la barquette Serem de Gilles GRIMAUD, et puis, on en parlait plus haut, avec la Le Gallen de Bernard CAYRIER, qui était venu avec un lot de nougats « Diane de Poytiers » à offrir à tous les autres concurrents.

Quelques écuries s'étaient déplacées en masse, à l'instar du Ventabren Rétro Passion, du Rétro Club Briançonnais, des Carbus de l'Extrême, etc...

 

Comme le veut la tradition, la journée se terminait par un apéritif d'honneur (sans alcool) offert par les municipalités partenaires de l'évènement.

 

Une fois de plus l'efficacité de l'équipe organisatrice de Phocéa Productions a été mise en avant, dans la préparation comme dans l'exécution de ce qui restera, pour tous, un très bon souvenir.

Sans oublier tous les bénévoles, dont les commissaires sans qui rien ne serait possible.

 

 

 

MONTEE HISTORIQUE DE CEYRESTE

 

                     Et de trois...

 

 

Le Dimanche 9 Avril s'est déroulée, sous un soleil déjà estival, la 3° Montée Historique de Ceyreste, organisée par Phocéa Productions avec le concours de l'Ecurie Soleil Classic, et avec l'appui inconditionnel de la municipalité ceyrestenne, sur le mythique parcours de la célèbre Course de Côte qui fut, pendant de nombreuses années, inscrite au calendrier du Championnat de France de la Montagne.

 

Si la Montée Historique a lieu le Dimanche, les bénévoles de l'organisation sont sur le pont dès le Samedi matin.

Certains s'affairent dans la Salle Polyvalente pour préparer les vérifications administatives de l'après-midi, alors que d'autres, au milieu d'une circulation dense et pas toujours respectueuse, sécurisent le circuit pour le lendemain.

 

Dès 14h, après un rapide casse-croûte et quelques cafés, les premiers participants arrivent, et les vérifs commencent dans une ambiance bon enfant, qui n'empêche pas d'être sérieux.

Quant aux techniques, elles se déroulent, animation oblige, dans le centre du village, derrière la Mairie.

 

A lire la liste des engagés, on a hâte de voir autos prestigieuses et pilotes renommés en « condition de course ».

Quelques voitures uniques ; la Peugeot 707 de 1976, la Simca 8 Sport carrossée par le père de Yannick Dalmas en 1948, la Martini MC9A de 1971 qui a couru à Brands Hatch aux mains de François Cevert ainsi que la Chevron B37 qui a gagné, ici même, en 1975 avec Henri-Paul Magnan au volant.

Quelques autos très rares ; une Super Seven tout alu de 1971, une barquette Serem ayant participé à la Coupe de l'Avenir dans les années 1970, une MG NA de 1937 venue de Grande Bretagne et une Salmson 2300 S de 1955, qui hélas, ne pourra pas prendre le départ à cause de problèmes mécaniques.

A côté de ces icones exceptionnelles, on peut admirer le panel habituel de ce genre de manifestations ; Berlinettes Alpine, R8 Gordini, R5 Alpine, Porsche, BMW, Simca 1200S et Rallye II, Alfa-Roméo, Opel ou encore Lancia, Peugeot et VW. On peut également voir quelques protos R8 et Dauphines, et une Opel Kadett City mue par un moteur Alfa-Roméo 2,5l 6 cylindres(!!!).

 

Pour les pilotes, on peut voir les noms de Max Michel, Steeve Zerafa et Mélodie Bagnol. On remarque également la présence, en catégorie « démo », du doyen Jean-Pierre Peyreplane (sur BRC 05 Evo) , qui, âgé de 78 ans a toujours une passion de jeune homme.

 

Dimanche matin : dès 9h la première monte est lancée sur les 3,1 km d'un parcours mythique et ludique, au revêtement parfait, et surveillé par 25 commissaires, tous licenciés FFSA, épaulés par les membres (oh combien efficaces...) des CCFF de Ceyreste, et la présence, sur le podium de départ, d'André Mailloux, le médecin urgentiste qui officie, en particulier sur le Rallye Monte Carlo Historique ou le Dakar.

 

Les deux montes du matin se déroulent sans problème, devant un nombre déjà important de spectateurs (très disciplinés, il faut le souligner) et de riverains ravis de voir revivre « leur » course de côte, et toujours très conciliants malgré les désagréments occasionnés par la fermeture de la route.

Après une courte pause méridienne égayée par les fabuleux « Pampy's » de Serge, la première monte de l'après-midi peut démarrer sous les commentaires avisés et pertinents de l'inoxydable Kiki Pascal descendu de ses Hautes-Alpes.

 

Pas d'incident notoire, si ce n'est quelques petits soucis mécaniques vite résolus sur la Dauphine de Sébastien Alram, d'embrayage sur la R11 Turbo d'Emmanuel Christoph, ou de câble d'accélérateur sur la MG NA de Martin Smith.

 

Jean-Pierre Bertos, l'inénarrable et compétent directeur de course peut faire partir la quatrième et dernière monte, sous les commentaires avisés de Jean-Claude Morel, Christian Sounac, Raymond Pétroni ou encore Francis Mariani, venus en voisins et amis.

 

Une fois tous les participants rentrés en parc, le traditionnel apéritif (sans alcool) offert par la Municipalité , servi par Michelle Scozzaro et Mireille Pugliesi, les indispensables adjointes au Maire, peut commencer.

Michel Vignal, le président de Phocéa Productions , en profite pour faire un court débriefing, durant lequel il félicite les concurrents et remercie chaudement les bénévoles, les commissaires et les partenaires (Mairie de Ceyreste, Roure Automobile, BMW Station 7, RL Plomberie, Pizza Napoli, lou Mas de Rhodes, le Conseil Départemental 13 et la Police Municipale qui ne se ménagea pas durant tout le week end, pour aider l'organisation, tout comme les services techniques et les CCFF) sans qui cette manifestation ne pourrait pas exister.

Il en profite pour rappeler que la prochaine épreuve labellisée Phocéa Productions, sera la 4° Montée Historique du Col St Jean / Drôme Provençale, les 1 et 2 Juillet, et qu'il reste encore quelques places disponibles.

 

24° NUIT PROVENCALE

Souvenir Claude Bonanséa

 

 

IMPROVISATIONS REUSSIES

 

 

La 24° édition de la Nuit Provençale, qui s'est déroulée le 4 Mars dernier, avait retrouvé le Parc des Garrigues à Rognes, en Pays Aixois, comme point de départ pour les 55 engagés à cette balade sportive au road-book, alliant tourisme, gastronomie, passion, et avant tout convivialité.

 

Mais tout ne se passe pas toujours comme on l'a planifié, et une météo particulièrement capricieuse est venue chambouler, en quelques heures, tout ce que le staff de Phocéa Productions avait mis plusieurs mois à peaufiner.

 

A commencer par l'impossibilité de monter au Chalet Reynard, sur le Mont Ventoux, où était prevue la pause « ripailles », une alerte neige étant lancée, et la route interdite à la circulation.

Premier challenge ; trouver un restaurant pouvant accueillir 120 personnes presque à l'improviste.

A Malaucène, le « Groseau », c'est son nom, releva le défit et concocta, en quelques heures, une somptueuse paella que tous apprécièrent.

 

Un additif au road-book était improvisé, mais avant d'y arriver, un nouvel obstacle attendait la voiture d'ouverture de Phocéa Productions. La route du col de l'Homme Mort, recouverte d'une épaisse couche de neige, était impraticable.

 

Alors que les équipages étaient neutralisés à Sault, il fallait imaginer dans l'urgence, un nouvel itinéraire pour rejoindre Séderon, où un arrêt carburant et une sympathique collation étaient organisés dans les locaux du garage Conil.

 

Repartis pendant cette pause, les ouvreurs étaient très vite confrontés à un nouveau dilemme ; serait-il raisonnable d'envoyer la caravane de cette Nuit Provençale décidément fort contrariée, sur les routes du col Saint Jean et du col de Perty, certes praticables, mais où la chute de gros flocons pouvait laisser perplexe ?

La décision de braver les éléments fut la bonne, et tout le monde put rejoindre Malaucène en suivant le road-book.

 

Nous l'avons déjà dit, l'accueil du restaurant le « Groseau » fut très apprécié, mais dès les cafés avalés, tout le monde repartait avec un nouvel additif qui permettait de rejoindre la page 17 du « livre de route », et de rentrer par le chemin initialement prévu, à travers le Luberon.

 

A l'arrivée, vers 4 heures du matin, autour d'un flot de café, tout n'était, malgré la fatigue, que sourires et anecdotes, en attendant la remise des souvenirs et le tirage au sort décernant un engagement gratuit pour la Nuit Provençale 2018. C'est Michel Ayral (Renault 5 Alpine gr.2) qui repartait avec le précieux ticket.

 

A noter qu'aucune panne ne venait contrarier le bon déroulement de l'épreuve. C'est dire le niveau de préparation des autos présentées, dont certaines avaient un âge plus que respectacle, à l'instar de la Giullietta spider 1956 de Jérôme Barrugola, de la Giullietta TI 1962 de Laurent Bonnely, la R8 Gordini 1964 de Marcel Teblen et la DKW 1960 de Pierre-Henri Mahul qui venait de participer au Rallye de Monte Carlo Historique.

Le seul ennui mécanique à déplorer, et c'est un comble, était à mettre à l'actif de la voiture de fermeture de route, qui pourtant n'était pas une ancienne...

 

Tous ces contretemps ont prouvé, si c'était nécessaire, que l'équipe de Phocéa Productions était au top, et capable de réagir dans l'urgence, en improvisant avec cohérence et détermination.

 

Tous les regards sont déjà tournés vers 2018 qui célèbrera le 25° anniversaire de cette Nuit Provençale atypique, qui est devenue une grande classique incontournable pour les amoureux de belles mécaniques voulant participer à une manifestation avant tout axée sur la convivialité et la passion.
Les organisateurs nous ont promis pour cette occasion, quelques grandes et belles surprises.

Mais chut... Tout cela reste, pour le moment, secret.

 

 

7° PROVENCE sur MER

 

 

A l'abri de son château du XI° siècle, Bouc-Bel-Air, dynamique petite bourgade du Pays Aixois, était la plaque tournante de la septième édition du Provence sur Mer, un rallye de régularité FFVE, organisé par Phocéa Productions, avec la complicité et l'aide efficace de toute la municipalité, Richard Mallié, son maire, en tête.

 

C'est sous des trombes d'eau qu'une partie des vérifications administratives et techniques se déroulaient, Vendredi 14 Octobre, en présence de Josep Maria Carrera, le « Big-Boss » de Blunik, venu en personne d'Espagne (Oups.... de Catalogne!) pour traiter, via satellite, tous les résultats presque en temps réel.

 

En revanche Samedi matin, la suite des vérifs avaient lieu sous un soleil radieux, dans un esprit bon enfant, certainement pas incompatible avec un sérieux tout professionnel.

Quarante et un équipages étaient inscrits, mais neuf forfaits de dernière heure étaient enregistrés, qui ramenaient donc à trente deux le nombre des partants.

Si la quantité n'était pas là, la qualité restait, et il suffisait de lire la liste des engagés pour s’apercevoir que plusieurs concurrents étaient des habitués des podiums, aussi bien en régularité qu'en VHRS, à l'instar de Roger Reynier, de Bernard Figuière, de Georges Lauret, de Patrick Latzko ou de la « scuderia Malpas ». L'Italien Maurizio Aiolfi était également présent, co-piloté par la très expérimentée Elisa-Noémie Laurent, plusieurs fois victorieuse au Rallye des Princesses.

Autant dire que la lutte s'annonçait rude, d'autant que quelques outsiders, tels Jean-Philippe Piéri, Jean-Marc Duprat, Christian Duclaux ou Frédéric Freisz, avaient pour ambition d'être plus que des faire-valoir.

Les autos, quant à elles, étaient toutes irréprochables dans leurs préparations comme dans leurs présentations, avec deux coups de cœur particuliers pour la Panhard 24 BT (1967) de Jean Kamecki et la Peugeot 404 cabriolet de Jean-Marc Petit.

 

La première étape démarrait du parking de la mairie de Bouc-Bel-Air dès 10h30, et les concurrents effectuaient un périple de 58 kilomètres, dont trois ZR. A noter que la route de la course de côte ; la Baume du Loup, était exceptionnellement privatisée pendant le passage du rallye. Tous se retrouvaient ensuite dans la salle des fêtes des Terres Blanches, pour déguster les fameux « Pampy's » de Serge, venu spécialement de La Ciotat.

 

A peine les cafés avalés, la seconde étape pouvait débuter, avec ses 180 kilomètres. Trois ZR et une longue, peu agréable mais inévitable liaison plus loin, les participants se retrouvaient pour l'une des attractions du Provence sur Mer 2016 : la traversée du Grand Rhône par le Bac de Barcarin, pour entrer en Camargue.

Les ZR 7 et 8 faisaient découvrir aux équipages rizières, terres à chevaux, pâturages à taureaux et étangs où barbotent toutes sortes d'oiseaux, en particulier des colonies de flamants roses.

Encore quelques kilomètres pour rejoindre le Village Camarguais, à Arles, où un apéritif réparateur et un copieux repas attendaient tout le petit monde composé des compétiteurs, des commissaires et des bénévoles de Phocéa Productions.

 

Après une bonne nuit de repos dans de confortables studios, et un solide petit déjeuner, les affaires pouvaient rependre avec la troisième étape.

Cinq ZR au programme donnaient l'occasion de visiter les magnifiques décors des Alpilles, et de rejoindre, une fois de plus, les Terres Blanches, pour se régaler, passage en Camargue oblige, une Gardiane de taureaux appréciée de tous.

 

Suivait une sympathique remise des prix où tous reçurent coupes et souvenirs.

Plusieurs concurrents en profitaient pour remercier le staff de Phocéa Productions, ainsi que tous les bénévoles présents sur le parcours, et de l'avis de tous, le Provence sur Mer 2016 était une réussite qu'il serait dommage de voir disparaître.

 

Certains concurrents, en toute franchise, et à juste titre, se sont plaints gentiment des moyennes imposées souvent trop basses. Michel Vignal leur expliqua que, malheureusement, c'était le prix à payer pour obtenir les autorisations nécessaires à l'organisation d'une telle manifestation, surtout en traversant des zones protégées comme la Camargue et les Alpilles.

 

Côté purement sportif, le podium était composé de :

1ers : Fabien Dardalhon / Edwige Apariccio (Peugeot 205 GTI)

2èmes : Alain Malpas / David Collonge (Fiat Ritmo Abarth 125 TC)

3èmes : Jean-Marc et Anne-Lise Duprat (Fiat 124 Coupé)

 

La suite des résultats et les classements de chaque ZR sont sur www.blunik.com

 

 

3° MONTEE HISTORIQUE

COL SAINT JEAN / DRÔME PROVENCALE

 

C’est sous un soleil tout à fait estival, et avec quelques rafales de vent délicatement parfumé à la lavande, que la Drôme Provençale, et plus particulièrement la Communauté des Communes des Hautes Baronnies, et les villages de Séderon, Eygalayes, Ballon et Izon-la-Bruisse, accueillait, pour sa troisième édition, la Montée Historique du Col Saint Jean, organisé par Phocéa Productions.

 

Dédiée à Marie-Claude Fontaine-Pascal, le maire d’Egalayes récemment disparue des suites de ce que l’on nomme pudiquement une longue maladie, cet évènement incontournable pour les afficionados de belles mécaniques, avait lieu comme chaque année, le premier dimanche de Juillet.

La multiplicité de ce type de manifestations, et quelques forfaits de dernière heure, ayant pour conséquence de » réduire sensiblement le nombre des engagés, c’est tout de même plus de cinquante autos qui se lançaient à l’assaut des cinq kilomètres du célèbre Col Saint Jean (le Rallye Monte Carlo Historique y passe, en sens inverse, tout comme le Rallye du Laragnais), au tracé aussi ludique que varié, où rapide et serré alternent au milieu de paysages grandioses, et sur un revêtement parfaitement adapté à ce genre d’exercice, comme pour confirmer l’adage selon lequel les absents ont toujours tort…

 

Dès la première monte, un public nombreux se presse au long du parcours, et plus particulièrement au départ et à l’arrivée. Parmi cette foule, plutôt bien disciplinée, quelques visages connus émergent : Kiki pascal, venu en voisin, Christian Dorche, venu en ami, Jean Moullet, le Président de la Communauté des Communes des Hautes Baronnies, venu en famille et à pied (il faut bien donner l’exemple…) jusqu’à l’épingle du cimetière.

Deux autres élus sont également là : Dédé Mathieu, le maire d’Izon-la-Bruisse, qui, casqué et sanglé, s’offre une monte aux côtés de Serge Gontard, dans la Porsche groupe 4, et puis, si l’on devait ne garder qu’une seule image de cette magnifique journée, ce serait, sans conteste, le sourire d’Odile Tacussel, maire de Mévouillon et vice-présidente de la Com-com, qui faisait son baptême de la route, comme passagère privilégiée dans la 205 Rallye de l’ami Fred Reitz.

 

Côté « sportif », rappelons qu’une montée historique est une course de côte sur route fermée, sans chronométrage, et réservée aux voitures historiques, c’est à dire ayant plus de trente ans. (Une dérogation étant admise pour les autos entre 25 et 30 ans, à concurrence de 10% du plateau). A la lecture de la liste des engagés, on pouvait s’apercevoir que, s’il n’y avait pas la quantité, il y avait la qualité : 6 monoplaces, 4 Ford Cossworth, 4 Porsche 911, 3 Berlinettes Alpine et autres R8 Gordini, Rallye II, Protos Dauphines, BMW diverses, et une rare Ford Mustang.

Autant dire que le spectacle fut au rendez-vous, et comme aucun problème ne vint émailler les quatre montes prévues, un cinquième passage put avoir lieu, pour le plaisir de tous.

 

Et comme des journées pareilles ne peuvent finir « en queue de poisson », tout le monde, concurrents, commissaires, bénévoles, partenaires et officiels se retrouvaient pour un pot amical et convivial durant lequel Georges Roméo, le nouveau maire d’Eygalayes, rencontrait les organisateurs, et leur confirmait sa volonté de continuer dans le même sens, afin que la Montée Historique du Col Saint Jean/Drôme Provençale perdure encore longtemps.

 

Michel Vignal, l’incontournable président de Phocéa Productions, lors d’un court débriefing, confirmait l’annulation de la Montée Historique de Chabanon, pour des raisons de sécurité, la route étant en trop mauvais état, et il donnait rendez-vous les 15 et 16 octobre, pour le 7° Provence sur Mer, un rallye de régularité particulièrement attractif.

 

 

 

6ème PROVENCE sur MER

 

 

 

            Elles n'osaient pas en rêver...

                                              Elles l'ont fait !!!

 

 

Cette année, le Provence sur Mer s'éloignait des rivages de la Méditerrannée, pour conduire, au départ de Sainte Tulle, ses quarante trois concurrents à travers la Provence authentique chère à Jean Giono, et plus particulièrement dans les très accueillants départements des Alpes de Haute Provence et du Vaucluse.

 

Un rallye difficile divisé en quatre étapes, pour un total de 480 km, dont 260 km de ZR sur des petites routes où bien réguler n'était pas toujours une partie de plaisir...

Un rallye difficile dont un bon tiers des engagés était susceptible de pouvoir prétendre à la victoire, avec, en particulier l'Italien Maurizio Aiolfi, récent vainqueur du rallye de l'Île d'Elbe...

Un rallye difficile que l'on pouvait qualifier de "rallye d'hommes"...

Un rallye difficile, remporté contre toute attente, par un équipage féminin acclamé, lors de la remise des prix, par une longue standing-ovation. De plus, un équipage familial, puisque la mère était au volant et la fille au road-book et aux instruments.

Un rallye difficile enfin, pour les nerfs des organisateurs qui dûrent faire face, tout au long des deux jours de l'épreuve, à de nombreux problèmes imprévisibles, tels que sabotage par des riverains d'un point Le départ de ZR, traversée de village interdite alors que la municipalité avait donné son accord préalable, route investie par des pseudo-écolo-riverains, feux tricolores de travaux installés pendant la semaine séparant la vérification du road-book et le rallye...

Mais rallye où l'esprit sportif et la convivialité ont permis de résoudre tous ces aléas en gardant le sourire, malgré l'annulation de trois ZR.

 

Les concurrents entraient dans le vif du sujet dès la première ZR : " Les Lavandes ", qui était la plus longue du rallye, et comprenait une petite « taquinerie » des organisateurs, qui se révélait fatale à de nombreux compétiteurs ne suivant pas scrupuleusement le road-book.

L'équipage Jean-Philippe et Mireille Piéri en sortait vainqueur, suivi de près par Mylène et Julie Malpas, puis par Maurizio Aiolfi et Danilo Scarcella.

La deuxième ZR de la matinée, "Esparron ", était remportée par Gérard Garnier / Francisco Alves, devant Patrick Latzko / Robert Chaspoul.

 

Toute la caravane du 6ème Provence sur Mer se retrouvait ensuite au Centre Regain de Sainte Tulle, pour un repas rapide.

Après ces agapes réparatrices, les 8 ZR de la seconde étape étaient attaquées par " La Mort d'Imbert ", aux portes Le Manosaue, qui voyait les Blay père et fils, pointer en tête. La famille Ferrari n'étant pas loin, tout comme l'équipage Jean-Louis L'Arnaud / Jean-Paul Trichard.

Problème au début de la ZR 4, "  L'Obervatoire ", où le panneau indiquant le départ avait disparu, " emprunté " par un riverain indélicat. Devant le désarroi des concurrents, la direction de course prenait la sage décision d'annuler la ZR.

Après une halte à Saint Christol, chez Richard Autran, qui offrait à tous un café réconfortant, les esprits se reconcentraient sur la compétition, pour se lancer dans la ZR 5 : " La Gabelle ". Le trio Latzko / Chaspoul, Malpas / Malpas et Aiolfi / Scarcella était encore à l'honneur dans cet ordre.

La ZR 6 : " Le Ventoux " voyait la victoire inattendue sur ce terrain de la Peugeot 203 (de 1951) de Michel Demouveaux / Virginie Labat, devant la R11 Turbo Zender de la famille Laforest (le père, la mère et les deux enfants)

Une nouvelle halte, au Chalet Reynard cette fois, permettait aux machines comme aux hommes de prendre un court repos avant de s'élancer dans la ZR 7 : " Pays de Sault " qui faisait briller une nouvelle fois les Piéri, suivis, dans un mouchoir, de Garnier / Alves.

La ZR 8 était annulée à cause d'un bug informatique survenu lors du chronométrage de la société Blunik (et oui, ça peut arriver, même aux meilleurs!!!), et la ZR 9, "  Le Toulourenc ", était à mettre au crédit Le la R5 Turbo de Garnier / Alves, talonnée par la Golf GTI de Aiolfi / Scarcella et la BMW 2002 de Latzko / Chaspoul.

Le gros morceau, et dernière épreuve de la 2ème étape, la ZR 10, " Le Col des Tempêtes ", était en grande partie courue dans le brouillard, et voyait, enfin, la victoire des Italiens Maurizio Aiolfi / Danilo Scarcella au coude à coude avec Guy Adam / Wilfried Vogel et Gérard Garnier / Francisco Alves.

 

Nouvel arrêt au Chalet Reynard, exceptionnellement et exclusivement ouvert pour Phocéa Productions, où un somptueux repas était servi, et dont le civet de marcassin de Juan fit oublier toutes les difficultés de la journée.

Innovation dans le Provence sur Mer, une 3ème étape, nocturne, la ZR 11, "  Bédoin ", était proposée pour rejoindre l'hôtel à … Bédoin.

Latzko / Chaspoul, Aiolfi / Scarcella et Malpas / Coullonge s'y montraient les plus incisifs.

 

Une bonne nuit de sommeil, et un solide petit déjeuner plus tard, les choses sérieuses reprenaient, avec un premier casse tête pour les organisateurs, obligés d'improviser un itinéraire bis, en liaison heureusement, pour éviter le village de Moirmoiron, dont la traversée était interdite à cause d'un vide-grenier, malgré l'autorisation donnée par la municipalité et corroborée par la Préfecture.

La ZR 12, " Les Bories ", qui traversait Gordes et son inopiné feu tricolore de travaux, était remportée par Garnier / Alves, suivis de Adam / Vogel et des Duprat, dont Nans, âgé de seulement 12 ans, co-pilotait admirablement son papa Jean-Marc.

Nouveaux ennuis au départ de la ZR 13, " Fontjouvale ", qui devait être, elle aussi annulée, la route étant bloquée par quelques riverains, plus ou moins écolos, ce qui nécéssitait l'intervention de la Gendarmerie .

La ZR 14, " Viens ", était remportée par Garnier / Alves devant Christophe et Quentin Bottasso, suivis de Adam / Vogel.

Enfin, la dernière ZR, " Céreste ", voyait la victoire de Rémi Saumon / Françoise Chagneau, qui précédaient Garnier / Alves et les Duprat père et fils.

 

Retour au Centre Regain, où le temps du repas était mis à profit par les techniciens de Blunik pour éditer le classement général attendu par tous.

Comme chaque année, tous les participants repartaient avec une coupe souvenir et de nombreux cadeaux, en particulier des produits de nettoyage auto distribués par la société Chrono-Plus de l'ami Vincent Morin.

Enfin le podium était dévoilé avec, en 3ème position l'équipage Guy Adam / Wilfried Vogel, sur porsche 911 SC. En 2ème position on trouvait nos amis Italiens Maurizio Aiolfi / Danilo Scarcella, un peu déçus, mais parfaitement fair-play.

Et puis, cerise sur le gâteau de ce 6ème Provence sur Mer, (on l'a vu, particulièrement difficile ! ), la victoire inattendue; c'est une première dans l'histoire du rallye de régularité historique , mais nullement usurpée, de Mylène et Julie Malpas, qui, après une longue standing-ovation amplement méritée, rendaient hommage à la sportivité de leurs principaux adversaires, et remerciaient chaleureusement l'équipe de Phocéa Productions. Elles n'oubliaient pas tous les bénévoles qui oeuvrèrent pendant ces deux jours, et sans qui rien ne serait possible.

A noter également la victoire de Jean-Louis et Lydia Guillot (Opel Kadett City) dans la catégorie "sans instruments", et celle du "Museo Vivo Provence" dans la catégorie "Clubs".

 

Les organisateurs pouvaient se féliciter d'un rallye dont la préparation avait occupé une bonne partie de l'année, tout en déplorant les incidents impossibles à prévoir et difficiles à maitriser, dont souffre, dans notre pays, le Sport en général, et les Sports Mécaniques en particulier.

Mais cela est un autre débat...