Comptes rendus des manifestations passées

NUIT  PROVENCALE  2020

 

 

Pour la 27° édition de son emblématique manifestation, Phocéa Productions avait choisi, comme point de départ et d'arrivée, la dynamique ville d'Eyguières, aux pieds des Alpilles, avec la totale implication de la Municipalité.

 

Une fois de plus, l'adage qui affirme que les absents ont toujours tort, a pu se vérifier ce samedi 29 Février.

En effet, ils n'étaient que 33 équipages à s'être engagés pour une Nuit Provençale qui s'avèrera particulièrement réussie.

Rappelons que le concept de cette première sortie de la saison consiste en une balade nocturne au road-book, n'incluant aucune notion de compétition ; pas de chrono, pas de régularité, pas de classement... Juste le plaisir de rouler en anciennes, en toute sécurité, et avec l'assurance de trouver une profonde convivialité entre passionnés.

Comme il est de coutume depuis 27 ans, l'évènement était composé de deux étapes, pour un total d'environ 350 kilomètres.

 

Après les habituelles vérifications administratives et techniques dans la toute nouvelle salle polyvalente d'Eyguières, une collation offerte par la mairie, était suivie d'un court briefing aucours duquel Michel Vignal apportait quelques éclaircissements sur un parcours jusque là tenu secret et consigné sur un carnet de route très précis.

Un coup d'oeil sur la liste des engagés permettait de s'apercevoir que, si la quantité n'y était pas, la qualité était bien présente.

A commencer par une superbe Audi Quattro, parfaite réplique d'une auto ayant participé au Rallye de Monte Carlo 1982, ainsi qu'une Alpine A110, très belle évocation d'une Berlinette ayant couru le Monte Carlo 1973.

A côté de ces bijoux, les autres voitures, toutes dans de superbes états de conservation ou de restauration, représentaient un large panel de la production des années 1960 à 1980, avec quelques raretés comme l'Opel Corsa GSI, la Triumph Spitfire, la R11 Turbo Zender, la Citroën BX GTI 16S, la Talbot Sunbeam TI ou la Ferrari 308 GTB.

 

17 heures ; la première auto s'élance, direction de Roquemartine pour aller vers Le Destet, puis Gordes et la petite route qui surplombe l'Abbaye de Sénanque. Venaient ensuite les « spéciales », bien connues des afficionados de sport automobile, de Murs, Vénasque et Méthamis, pour atteindre Sault, où une première halte était prévue avec un ravitaillement en carburant pour les machines et en boissons pour les hommes.

Une petite demie heure plus tard, tout le monde repartait pour une boucle d'une soixantaine de kilomètres, comprenant les incontournables Gorges de La Nesque et La Gabelle, avant de retourner à Sault .

La première étape, d'une longueur d'environ 230 kilomètres continuait son périple par le Col de la Liguière pour rejoindre Apt, et le restaurant « Les pieds dans l'eau » où un repas revigorant était servi pour la plus grande joie de tous. Repas durant lequel, est-il besoin de le dire, les anecdotes allaient bon train.

A noter que cette première partie était marquée par l'abandon, d'entrée, de la très belle R21 turbo de David Delporte (problème de chauffe) et de la Berlinette de Bruno Bertrand (transmission). Ce dernier pouvait rejoindre le convoi au volant d'une autre Berlinette, moderne celle-là.

Une durit de freins cassée dans Méthamis (!!!) sur l'Opel Kadett de Nicolas Cavalier, pouvait être réparée par l'assistance de l'organisation, permettant à l'équipage de continuer.

 

Après les Tiramisu et les cafés, tous les équipages se remettaient en route pour la seconde étape longue de 120 Kilomètres.

Deux invités de dernière heure, la pluie et le brouillard, venaient mettre un peu de piquant dans un parcours pourtant déjà bien costaud, qui commençait par la route de Caseneuve puis par le Colombier. La petite route de Buoux permettait de rejoindre la Combe de Lourmarin, puis la Roque d'Anthéron et les superbes spéciales de la Ronde de la Durance : le Col Sainte Anne et Lambesc/Charleval.

C'est enfin par Vernègues et Alleins que tous revenaient à Eyguières, où boissons chaudes et viennoiseries les attendaient.

 

La traditionnelle tombola était ensuite tirée, qui voyait de nombreux lots distribués, dont un engagement gratuit pour la 28° Nuit Provençale 2021, remporté par Pierre Walter, ravi de cette opportunité.

Un court débriefing permettait à Michel Vignal de rendre hommage aux participants pour leur bonne tenue, en particulier pour leur respect des riverains dans les traversées de villages. Il remerciait ensuite tous les bénévoles sans qui rien n'est possible, et enfin toute la Municipalité Eyguiérenne et Henri Pons, son dynamique maire. Une attention toute particulière était portée à Patrice Laforest qui avait mis à disposition sa dépanneuse.

Le président de Phocéa Productions rappelait les prochaines manifestations prévues au calendrier de l'association, à commencer par la 6° Montée Historique de Ceyreste, le Dimanche 5 Avril.

BOUCHON D'EYGUIERES

 

 

Perle des Alpillles dans son écrin d'oliviers et de roches blanches, Eyguières a pris un coup de jeune, ce Dimanche 1er Décembre, en revivant les bouchons des années 60, avant que l'autoroute ne dirige les automobilistes vers d'autres paysages.

 

Ils étaient 78 engagés pour participer à cette grande fête du véhicule ancien organisée par Phocéa Productions, mais ils furent nombreux, à cause d'une météo exécrable pendant tout le week-end, à laisser leurs belles mécaniques au garage, et ce n'est, finalement, que 25 autos qui se retrouvaient sur le parking de l'ancienne gare, pour participer à cette manifestation atypique mais particulièrement conviviale.

 

Une fois de plus, l'aphorisme qui prétend que les absents ont toujours tort s'avérait exact, car il n'y eut que très peu de pluie durant la manifestation, et les acteurs furent enchantés de cette prestation.

 

A noter le déplacement en nombre de l'Idéale DS Nice CA, avec des autos magnifiquement préparées. Hélas plusieurs membres de cette dynamique association dûrent rentrer prématurément, en raison des inondations dans les Alpes Maritimes.

Parmi les autres participants, on pouvait admirer l'« immense » Mercury Comet 302CI de Mickael Nicolet, à côté de l'Austin Mini de la famille Di Iorio, de la 2CV4 de Corinne Martin, ou encore de la rarissime Renault 7 de Michel Vignal.

 

Deux convois, encadrés par l'organisation, allaient faire plusieurs passages dans les petites rues d'Eyguières, se croisant et se recroisant dans une espiègle anarchie, le tout sous les yeux des gendarmes de la RGSE, venus en costumes d'époque, avec la Méhari de l'adjudent chef Cruchot.... A cette occasion chacun a pu admirer le sens de l'humour et de l'auto-dérision de ces « garants de l'ordre public ».

 

Au final, on s'aperçoit que nos « anciennes » génèrent une grande empathie, et malgré quelques désagréments dont ils furent les victimes, les Eyguiérens présents étaient enchantés par cet événement plein de souvenirs et de nostalgie. Les plus jeunes croyaient voir des sortes d'OVNI venus d'avant l'ère Star Wars, et les plus anciens retrouvaient leurs âmes d'enfants ou d'adolescents. Certains se revoyaient à l'arrière de la voiture familiale lors de vacances enchantées, alors que d'autres pensaient à leur première auto, et aux sorties dominicales entre copains et copines.

 

La journée se terminait joyeuseument dans la salle des fête, par un apéritif d'honneur, offert par la Municipalité d'Eygières, durant lequel les anecdotes fusaient de toutes parts.

Michel Vignal , le président de Phocéa Productions, profitait de cette occasion pour remercier tous les participants qui n'avaient pas eu peur de faire le déplacement, et tout particulièrement les « vrais-faux » gendarmes de la RGSE, ainsi que les bénévoles qui encadraient la manifestation, la police municipale et la Municipalité, totalement impliqués dans le projet.

2ème MONTEE HISTORIQUE DU MONT VENTOUX

 

Une F1 Lotus 18 de 1961, une F1 Cooper Climax T53 de 1961, une Austin Seven de 1936, une Lotus 22 de 1962, une Lotus é"B de 1963, une Lotus 51A de 1967, une Marcadier FM01 de 1965, une Hampe Gordini de 1976, une MEP X27 de 1973, une Porsche 906 de 1966, une Chevron B61 de 1984, et une fabuleuse Morgan Radflat Tricycle de 1948...

Voilà quelques unes des autos mythiques qui ont écrit l'histoire du Sport Automobile, que les spectateurs, nombreux et disciplinés, purent admirer dans leur élément. Autour de ces modèles rarissimes, voire uniques, la meute habituelle des Alpine, Porsche 911, R8 Gordini, Simca Rallye II et III, Alfa Roméo, R5 Alpine et R5 Turbo, Opel, BMW, Autobianchi, Lancia, et autres Ford Mustang ou Alfa Zagato, était aussi de la fête. Au total, 106 engagés pour cette deuxième édition de la Montée Historique du Mont Ventoux, organisée le 29 Septembre dernier par Phocéa Productions.

A noter le présence de participants arrivés de 19 départements différents, de l'écurie "La Meute", venue de Suisse avec quatre superbes autos, ainsi que de Karel Sauerbier, descendu de sa lointaine Hollande par la route, au volant de son Alfa Roméo 1600 GTA de 1966.

 

L'affiche de la manifestation mentionnait "Nouvelle Formule". En effet, cette année l'évènement ne se déroulait pas sur la traditionnelle route de Bédoin, mais empruntait la D164, sur les communes de Sault et de Aurel. Un tracé de près de 8 kms, plus technique, qui a ravi l'ensemble des participants.

La municipalité de Bédoin avait, quant à elle, mis à disposition le parking des Ermitants, tout près du Chalet Reynard, pour le parc d'assistance.

 

Dès samedi matin, c'était l'effervescence autour de la salle polyvalente de Sault, où se déroulaient les incontournables vérifications administratives et techniques. Venu en ami et en voisin, le tout premier à se présenter devant les commissaires, était l'inénarrable Edmond Simon, qui profitait de cet évènement pour peaufiner les derniers réglages de son Opel Ascona Gr 2, en vue du prochain Tour de Corse Historique.

Le reste de la journée permettait au public d'approcher au plus près des bolides que l'on ne voit habituellement qu'en photos dans les pages des revues spécialisées.

 

Après une bonne nuit de sommeil, organisateurs, commissaires et participants étaient prêts à en découdre, sous un soleil encore estival.

Pour des questions de logistique, en particulier dans la gestion des espaces et du temps, la centaine d'autos à prendre le départ, était divisée en deux plateaux, et c'est vers 9h que pouvait débuter la 2ème Montée Historique du Mont Ventoux.

La monte du matin se déroulait sans problème, dans le vrombrissement des moteurs et le crissement des pneus martyrisés.

La pause méridienne permettait aux mécaniques comme aux "concurrents" de reprendre des forces avant de se jeter dans les deux montes de l'après-midi.

Lors du premier passage, tout allait pour le mieux, jusqu'à l'arrivée, en fin de parcours, de la Morgan Redflat, qui partait dans une spectaculaire sortie de route.

L'intervention immédiate du médecin urgentiste et de l'ambulance de l'organisation permettait de donner les premiers soins à l'équipage, certes choqué, mais que très superficiellement blessé.

Plus de peur que de mal, donc, mais la venue sur les lieux de pas moins de huit véhicules de pompiers et de deux autos de la gendarmerie, bloqua la manifestation pendant plus de deux heures (alors que les accidentés étaient déjà rapatriés sur l'hôpital de Carpentras, et que les nouvelles étaient bonnes).

La rumeur d'une éventuelle annulation de l'épreuve par les autorités se répandit comme une traînée de poudre parmi les participants, si bien que quelques uns, trop pessimistes, montèrent les autos sur les remorques, pour un retour à la maison anticipé.

La majorité, plus optimiste, eut raison de patienter, car la manifestation put redémarrer et la troisième monte eut lieu dans d'excellentes conditions ,

C'est par un court débriefing, devant quelques boissons fraîches, que se terminait cette deuxième Montée Historique du Mont Ventoux. Michel Vignal, l'emblématique président de Phocéa Productions, en profitait pour remercier tous les participants pour leur discipline, leur fair-play et surtout pour leur indulgence et leur sérénité. Les remerciements allaient ensuite à tous les bénévoles; commissaires, signaleurs, membres de l'organisation, et enfin aux différents partenaires, en particulier aux municipalités de Sault, d'Aurel et de Bédoin.

 

 

 

>

MONTEE HISTORIQUE DU COL ST JEAN / DRÔME PROVENCALE

NOUVELLE FORMULE

 

 

 

C'est entourée du parfum envoûtant des lavandes, que s'est déroulée, les 6 et 7 Juillet, la 6ème édition de la Montée Historique du Col Saint Jean / Drôme Provençale. Pour l'occasion, les têtes pensantes de Phocéa Productions ont innové, en proposant aux participants une nouvelle formule, qui a reçu un accueil chaleureux de tous.

 

La nouveauté ; l'ascension, le samedi après-midi, du Col St Jean, au départ du charmant village de Laborel, sur la route empruntée par le Monte Carlo Historique, et par le rallye du Laragnais cher à Kiki Pascal. Quant au dimanche, pas de changement, avec le départ à Eygalayes et l'arrivée au sommet du col.

Les participants ayant le choix entre le « pack 2 jours / 2 tracés » ou la montée traditionnelle. Autant dire qu'ils furent nombreux à opter pour la première solution.

 

Le plateau, fort de 71 autos, était de très belle facture, avec pas moins de 5 Berlinettes Alpine, 3 superbes Rallye II, 1 Opel Ascona Gr 2 ex Marie-Claude Beaumont, 1 grosse Ford Sierra Cosworth et 8 monoplaces, enfin de retour sur les montées historiques.

A noter le haut niveau de préparation et de présentation de ces « anciennes », toutes plus attachantes les unes que les autres.

 

Samedi 6 Juillet :

Après les inévitables vérifications administratives et techniques, dans les locaux du garage de Jean-Louis Conil, à Séderon, les équipages se retrouvaient sur la place de Laborel, et dès 13h30 les hostilités pouvaient débuter.

Au programme, trois montes de plus de 5 kms, sur une route au revêtement parfait, et au profil varié, alliant portions serrées et enfilades rapides.

Tous étaient enchantés d'une journée sans problème, et surtout de pouvoir se dire « à demain »....

 

Dimanche 7 Juillet :

Une véritable tempête s 'abat, dès 7h, sur le secteur d'Eygalayes. Forte pluie, grêle au sommet du col, brouillard, arbres couchés, route transformée en torrent. De quoi semer le doute chez les organisateurs. Pourtant, la réaction est immédiate, et même si l'on pense à annuler la première monte, on fait tout pour ne pas y être obligé. Les autos sont évacuées du champ qui sert de parc fermé, et sont garées au long de la route.

Et puis, vers 8h, les Dieux de l'automobile devaient se balader du côté d'Eygalayes, car en quelques minutes, le ciel retrouvait un bleu immaculé, et le soleil venait sécher la route.

Finalement, les deux montes du matins étaient effectuées sans aucun problème.

Après quelques agapes réparatrices, les deux montes de l'après-midi se déroulaient tellement bien qu'une troisième monte bonus pouvait être lancée.

 

En conclusion, lors d'un seul week-end, chacun put faire 8 montées sur deux tracés différents, pour un total de près de 50 kms de route fermée. De quoi satisfaire les plus difficiles.... D'ailleurs, tout le monde était enchanté de cette nouvelle formule, les participants comme les organisateurs.

Dans un bref debriefing, Michel Vignal, le « boss » de Phocéa Productions » remerciait toutes les personnes sans qui cette belle manifestation n'aurait pas pu avoir lieu, à commencer par les bénévoles de l'association, les commissaires disséminés tout au long du parcours, les riverains pour leur accueil et leur patience, ainsi qu'aux nombreux partenaires : la Communauté de Communes des Hautes Baronnies, les municipalités d'Eygalayes, d'Izon-la-Bruisse, de Ballon et de Laborel, directement impactées dans l'aventure, mais aussi les maires de Mévouillon, de Vers-sur-Méouge et de Séderon.

Il donnait enfin rendez-vous le 29 Septembre pour la 2° Montée Historique du Mont Ventoux et le 19 Octobre pour la 9° Virée des Sud, un rallye de régularité à 80% nocturne, au départ de Ceyreste (13).

2° RONDE HISTORIQUE DES ALPILLES

 

 

C'est sur les terres de Frédéric Mistral que s'est déroulée, le 18 Mai dernier, la deuxième édition de la Ronde Historique des Alpilles, organisée par Phocéa Productions, avec pour plaque tournante la charmante et dynamique ville d'Eyguières, dont la municipalité était complètement acquise à la cause des organisateurs et des participants.

 

Le concept de cette manifestation est simple et attrayant : il s'agit de rejoindre, en empruntant des routes ouvertes à la circulation publique, des portions privatisées, donc interdites au passage de tous véhicules non accrédités.

L'itinéraire est consigné dans un road-book distribué au dernier moment, afin d'éviter d'éventuelles reconnaissances.

C'est donc sur le modèle des rallyes traditionnels que les participants devront en découdre. La différence fondamentale réside dans l'absence de chronométrage, donc de compétition. Plaisir, passion et convivialité sont les seuls « impératifs » de ce type d'évènement, réservé aux voitures historiques, sportives ou familiales.

 

Après les vérifications techniques et administratives d'usage, suivies des cafés et des viennoiseries traditionnelles, Michel Vignal, dans un bref briefing, présentait aux concurrents l'équipe qui allait les encadrer tout au long de la journée, à savoir une quinzaine de bénévoles de Phocéa Productions, vingt commissaires de route licenciés FFSA, un directeur de course, un médecin urgentiste, une ambulance et une dépanneuse.

Il insistait aussi sur les notions élémentaires en matière de sécurité et de respect inconditionnel du code de la route, en particulier dans la traversée des villages.

 

A la lecture de la liste des engagés, on pouvait noter l'éclectisme des « anciennes » inscrites, ainsi que leur haut niveau de préparation et de présentation.

Les plus remarquées étant une Audi Quattro, une Lancia Intégrale , une R12 Gordini quasiment neuve, une superbe Rallye II et une Volvo 122S. Le reste du plateau était composé d'un large panel de la production des années 1970 et 1980.

A noter que Patrick Ferrier et Laurence Busson (Lancia Intégrale) étaient venus de leur lointain Jura pour participer à cette épreuve atypique.

 

La manifestation était découpée en quatre étapes, comportant chacune deux « spéciales », pour un total de 175 km, dont 55 km de routes fermées.

La première étape débutait à 11 heures, sous un soleil printanier venu illuminer les oliveraies et les champs de coquelicots. Seule ombre au tableau : l'abandon de Jean-Marc Petit, moteur cassé sur la Simca 1200S.

La pause méridienne permettait à tous de se restaurer autour du food-truck de l'ami Erwan, à proximité du parc d'assistance.

La deuxième étape se déroulait sans incident, et ce n'est qu'au cours de la troisième étape que la pluie venait pimenter la manifestation, sans pour autant décourager les participants .

Après la quatrième étape,disputée elle aussi, en partie, sous des trombes d'eau, tous les intervenants de cette 2° Ronde Historique des Alpilles se retrouvaient dans la toute nouvelle salle polyvalente de l'ancienne gare, pour partager un bon moment de convivialité autour de l'apéritif d'honneur aimablement offert par la municipalité d'Eyguières.

Un court débriefing permettait à Michel Vignal de remercier les participants pour leur discipline et leur fair-play, les commissaires et les bénévoles pour leur disponibilité et les partenaires (municipalité, services techniques, police municipale) pour leur aide aussi amicale qu'efficace.

Il regrettait toutefois le nombre assez limité des participants ; seulement 30 équipages ayant pris le départ. Et comme c'est souvent le cas, les absents ont eu tort...

Puis, petit à petit, tout ce beau monde se séparait, se donnant rendez-vous, pour certains, à Eygalayes les 6 et 7 Juillet, pour la 6° Montée Historique du Col St Jean / Drôme Provençale.

5° MONTEE HISTORIQUE DE CEYRESTE

 

 

Ceyreste, charmant village typiquement provençal, à quelques encablures des plages de La Ciotat, était en ébullition, ce dimanche 7 avril, pour accueillir la cinquième édition de « SA » montée historique.

Une météo franchement maussade aurait pu ternir cette démonstration, si l'amour des belles « anciennes » n'avait pas été plus fort que la peur de se mouiller.

 

C'est sur le tracé (légérement raccourci pour cause d'urbanisation) d'une célèbre course de côte née en 1913, et ayant compté, pendant de nombreuses années, pour le Championnat de France de la Montagne, que Phocéa Productions était, une fois de plus, en charge de l'organisation de cette grande fête de la passion, avec l'aide de l'Ecurie Soleil Classic et avec le soutien inconditionnel de la Municipalité Ceyrestenne.

 

Samedi : dès 14 heures, la salle polyvalente était investie pour les traditionnelles et indispensables vérifications administratives, alors qu'à l'extérieur, sous une pluie battante, les commissaires effectuaient les vérifications techniques des autos.

De nombreux spectateurs courageux affrontaient les éléments pour admirer un large panel de voitures venues du siècle dernier, en particulier une exceptionnelle Jaguar Type C, une rarissime Salmson 2300S en version compétition et une Simca 8 Sport, modèle unique carrossée en 1948.

A noter, parmi les pilotes, la présence amicale de Michel Badosa, le récent vainqueur du Rallye de Monte Carlo Historique, avec sa R8 Major.

A noter également la présence très appréciée, de huit féminines.

Seul bémol, la carence de monoplaces, due à une réglementation disons... déconcertante, pour ne pas dire saugrenue, qui oblige à rester au garage ce qui était l'essence même des courses de côte.

Mais cela est un autre débat...

 

Dimanche : avec un léger retard sur l'horaire prévu, la première auto s'élançait du Plan de Masse, vers le Grand Caunet, sur les traces des Rouveyran, Bayard, Maublanc, Fraissinet et autres Pignard.

Les départs étaient donnés devant le car-podium du Conseil Départemental 13, sous les ordres de Jean-Pierre Bertos, le dynamique directeur de course, et accompagnés des commentaires pertinents de l'inénarrable Kiki Pascal, descendu pour l'occasion de ses lointaines Hautes Alpes.

La route, encore humide d'une nuit pluvieuse, permettait à chacun d'extérioriser son talent, dans des dérapages plus ou moins bien contrôlés.

Une première monte, émaillée de quelques incidents sans gravité, nécessitait l'intervention de la direction de course, et parfois de la dépanneuse.

La deuxième monte, sur une route en grande partie séchée, autorisait des attaques plus franches , sous les vivas des spectateurs.

Là encore, pannes et légères touchettes mettaient à contribution la dépanneuse du garage Bazin.

 

Durant la pause méridienne un gros orage éclatait et la grèle tombait sur le haut du parcours.

C'est donc sous une pluie encore bien fournie que débutait la troisième monte, sans décourager pour autant les passionnés : les commissaires sortaient les drapeaux, le public sortait les parapluie et les pilotes sortaient le grand jeu.

La quatrième et dernière monte se déroulait sans problème majeur, si ce n'est quelques abandons supplémentaires.

En fin de manifestation, participants, organisateurs, bénévoles et intervenants se retrouvaient dans la salle polyvalente pour un apéritif (sans alcool) offert par la Municipalité et servi par les sourires de Michèle Scozzaro et de Mireille Pugliesi, les inoxydables adjointes au maire.

Michel Vignal, le président de Phocéa Productions profitait de ce moment convivial pour faire un court débriefing au cours duquel Patrick Ghigonetto, le maire de Ceyreste, expliquait sa volonté de pérenniser un événement devenu incontournable pour sa commune.

Les remerciements visaient ensuite les riverains, les services techniques de la ville, les CCFF omniprésents, la Police Municipale toujours aussi efficace et l'Ecurie Soleil Classic qui aidait à l'organisation et engageait également une vingtaine de voitures.

Les partenaires n'étaient pas oubliés ; le garage Peugeot Turco à La Ciotat, le garage Bazin, le Crédit Agricole, RL Plomberie à Marseille et le Conseil Départemental 13.

 

 

1ère Montée Historique du Mont Ventoux

 

 

Le 1er Octobre dernier a eu lieu la première Montée Historique du Mont Ventoux.

N'en déplaise aux faiseurs de cancans, aux pisse-vinaigre et aux rabat-joie de tous acabits, Phocéa Productions a pu organiser, dans les meilleures conditions possibles, cette évocation de la mythique course de côte qui, entre 1902 et 1976, a vu les meilleurs spécialistes de la  montagne  s'affronter sur les pentes du Géant de Provence.

Raccourcie pour des raison d'urbanisation, le départ était donné à la sortie de l'épingle de Saint Estève, et l'arrivée était fixée à un jet de pierre du Chalet Reynard, soit 8,3 Km d'un parcours à la fois ludique et technique.

 

Les quelques 130 engagés ont profité pleinement d'une route au revêtement idéal, et parfaitement sécurisée par un accès interdit à toute circulation, et par la présence de 20 postes de commissaires, tous aguerris depuis de nombreuses années à ce genre de responsabilité.

 

Parmi les participants, on pouvait noter les présences exceptionnelles et amicales de Bernard Fiorentino, qui retrouvait avec beaucoup d'émotion la Matra 650 qu'il avait pilotée au Tour Auto 1971, de Jean-Pierre Ballet au volant d'une 205 Turbo 16 évolution, du toujours jeune Bob Neyret aux commandes de sa Citroën SM Bandama, ainsi que de Jean-Marie Alméras avec sa magnifique Porsche 635 Silhouette.

A côté de ces VIP, le plateau était particulièrement relevé, avec quelques voitures rarissimes, voire uniques, à l'instar de la Salmson 2300S de 1955, de la Panhard X87 de 1952, de la MG NA de 1935, venue d'Angleterre, de la Ford GT40 MK1 de 1966 et de la mystérieuse et monstrueuse Kellison J4R de 1956.

Berlinettes Alpine, R8 Gordini, Simca Rallye II et 1200S, Alfa-Roméo, Lancia, Opel, Porsche et plusieurs Dauphines Proto très affutées, ainsi qu'une vingtaine de monoplaces, complétaient un plateau de rêve, qui fit vibrer durant toute la journée, un public nombreux, et, il faut le souligner, particulièrement discipliné.

 

Une météo clémente et l'absence de problèmes majeurs permirent à tous d'effectuer les 3 montes prévues, et si ce type de manifestations, souvent dénommées démonstrations, ne comportent ni chronométrage ni classement, la convivialité entre pilotes était souvent source de défis, suivis de railleries, de plaisanteries ou de moqueries, toujours bon-enfant et jamais méchantes.

 

La journée se terminait au Chalet Reynard par le traditionnel pot de l'amitié offert par Phocéa Productions, pendant lequel les anecdotes fusaient de tous côtés, et qui permettait aux concurrents ravis, de louer chaleureusement les organisateurs qui surent gérer cette manifestation avec talent, bonne humeur et passion.

 

Tous se quittaient, alors que le soleil se couchait sur le Mont Ventoux, en se promettant de revenir l'an prochain.

Quant au staff de Phocéa Productions, après s'être congratulé, il se plongeait dans les dernières mises au point de la 1ère Ronde des Alpilles qui se déroulera le Samedi 21 Octobre.