Comptes rendus des manifestations passées

5° MONTEE HISTORIQUE DE CEYRESTE

 

 

Ceyreste, charmant village typiquement provençal, à quelques encablures des plages de La Ciotat, était en ébullition, ce dimanche 7 avril, pour accueillir la cinquième édition de « SA » montée historique.

Une météo franchement maussade aurait pu ternir cette démonstration, si l'amour des belles « anciennes » n'avait pas été plus fort que la peur de se mouiller.

 

C'est sur le tracé (légérement raccourci pour cause d'urbanisation) d'une célèbre course de côte née en 1913, et ayant compté, pendant de nombreuses années, pour le Championnat de France de la Montagne, que Phocéa Productions était, une fois de plus, en charge de l'organisation de cette grande fête de la passion, avec l'aide de l'Ecurie Soleil Classic et avec le soutien inconditionnel de la Municipalité Ceyrestenne.

 

Samedi : dès 14 heures, la salle polyvalente était investie pour les traditionnelles et indispensables vérifications administratives, alors qu'à l'extérieur, sous une pluie battante, les commissaires effectuaient les vérifications techniques des autos.

De nombreux spectateurs courageux affrontaient les éléments pour admirer un large panel de voitures venues du siècle dernier, en particulier une exceptionnelle Jaguar Type C, une rarissime Salmson 2300S en version compétition et une Simca 8 Sport, modèle unique carrossée en 1948.

A noter, parmi les pilotes, la présence amicale de Michel Badosa, le récent vainqueur du Rallye de Monte Carlo Historique, avec sa R8 Major.

A noter également la présence très appréciée, de huit féminines.

Seul bémol, la carence de monoplaces, due à une réglementation disons... déconcertante, pour ne pas dire saugrenue, qui oblige à rester au garage ce qui était l'essence même des courses de côte.

Mais cela est un autre débat...

 

Dimanche : avec un léger retard sur l'horaire prévu, la première auto s'élançait du Plan de Masse, vers le Grand Caunet, sur les traces des Rouveyran, Bayard, Maublanc, Fraissinet et autres Pignard.

Les départs étaient donnés devant le car-podium du Conseil Départemental 13, sous les ordres de Jean-Pierre Bertos, le dynamique directeur de course, et accompagnés des commentaires pertinents de l'inénarrable Kiki Pascal, descendu pour l'occasion de ses lointaines Hautes Alpes.

La route, encore humide d'une nuit pluvieuse, permettait à chacun d'extérioriser son talent, dans des dérapages plus ou moins bien contrôlés.

Une première monte, émaillée de quelques incidents sans gravité, nécessitait l'intervention de la direction de course, et parfois de la dépanneuse.

La deuxième monte, sur une route en grande partie séchée, autorisait des attaques plus franches , sous les vivas des spectateurs.

Là encore, pannes et légères touchettes mettaient à contribution la dépanneuse du garage Bazin.

 

Durant la pause méridienne un gros orage éclatait et la grèle tombait sur le haut du parcours.

C'est donc sous une pluie encore bien fournie que débutait la troisième monte, sans décourager pour autant les passionnés : les commissaires sortaient les drapeaux, le public sortait les parapluie et les pilotes sortaient le grand jeu.

La quatrième et dernière monte se déroulait sans problème majeur, si ce n'est quelques abandons supplémentaires.

En fin de manifestation, participants, organisateurs, bénévoles et intervenants se retrouvaient dans la salle polyvalente pour un apéritif (sans alcool) offert par la Municipalité et servi par les sourires de Michèle Scozzaro et de Mireille Pugliesi, les inoxydables adjointes au maire.

Michel Vignal, le président de Phocéa Productions profitait de ce moment convivial pour faire un court débriefing au cours duquel Patrick Ghigonetto, le maire de Ceyreste, expliquait sa volonté de pérenniser un événement devenu incontournable pour sa commune.

Les remerciements visaient ensuite les riverains, les services techniques de la ville, les CCFF omniprésents, la Police Municipale toujours aussi efficace et l'Ecurie Soleil Classic qui aidait à l'organisation et engageait également une vingtaine de voitures.

Les partenaires n'étaient pas oubliés ; le garage Peugeot Turco à La Ciotat, le garage Bazin, le Crédit Agricole, RL Plomberie à Marseille et le Conseil Départemental 13.

 

 

26ème NUIT PROVENCALE

2 Mars 2019

 

 

La Bouilladisse, charmante et dynamique petite commune des Bouches-du-Rhône, située entre Aubagne et Aix-en-Provence, accueillait ce samedi 2 Mars, la 26° édition de la Nuit Provençale. Organisée par Phocéa Productions, cette balade touristique au road-book, réservée aux voitures historiques, reste depuis sa création, une manifestation incontournable pour tous les aficionados de belles mécaniques de la région.

 

Les vérifications administratives et techniques débutaient dès 13h, dans une ambiance bon enfant (tout en restant particulièrement sérieux), appréciée de tous.

Toute notion de compétition étant exclue, la convivialité est la règle fondamentale. Ici, on ne « se la joue pas »... On admire, on compare, on demande des conseils ; passion et fun font bon ménage.

Pourtant, un petit tour dans le parc, situé sur le parking du boulodrome, permettait de mesurer l'état exceptionnel de ces voitures venant des années 1960, 1970 et 1980 : Alfa-Roméo, Lancia, BMW, Autobianchi, Simca, Renault et Peugeot. Une auto attirait les regards admiratifs, par sa rareté et sa présentation : un roadster Jaguar type C.

A noter la présence des Dubois père et fille, venus de Reims au volant de leur Autobianchi A112 Abarth, de Michel Ayral, arrivant de Montpellier sur sa R5 Alpine Turbo, et de Laurent Bonnery / Ghintran Brunet venant de Nice dans une magnifique Alfa-Roméo Giuletta Sprint.

 

Après un briefing au cours duquel Michel Vignal présentait les bénévoles encadrant les « austérités », et insistait sur les notions de sécurité et de respect du code de la route, une sympathique collation était offerte par la municipalité Bouilladissenne, municipalité qui, d'autre part avait mis à disposition des organisateurs et des participants, toutes les infrastructures nécessaires au bon déroulement de l'épreuve. Avec tous les membres du Conseil Municipal, le Président de Phocéa Productions remerciait Laurent Chauvin, principal artisan de cette collaboration.

 

Le départ était donné devant le car podium du Conseil Départemental 13 pour une première étape, longue de 196 kms, débutait par la petite route des Boyer, pour rejoindre la célèbre spéciale de la Sainte Baume, entre Auriol et la Coutronne. Suivait un parcours ludique à souhaits, passant par Notre-Dame d'Orgnon, le Pas de la Couelle, le Puits de Rians, les Gorges de l'Infernet ou encore Ginnasservis. Le road-book amenait ensuite les participants jusqu'à Gréoux-les-Bains, où une halte d'une petite demi-heure, était mise à profit pour prendre un « petit apéro » (sans alcool), tout en racontant mille et une anecdotes autour du camping-car de Mario et Martine Di Iorio.

Après cette pause réparatrice, une petite boucle était proposée, qui allait vers Valensole, Allemegne-en-Provence, Esparron-de-Verdon, puis repassait par Gréoux-les-Bains avant de rejoindre Manosque et le restaurant Senzo, où était servi un dîner aussi copieux qu'excellent.

 

Cette première étape voyait quelques abandons, à commencer par la 205 Rallye de Stéphane Garnier (joint de culasse), et la Jaguar Type C de Jean-Luc Barat, qui se retrouvait sans éclairage avant de casser une barre de suspension. Les époux Dewert devaient également quitter la balade, leur Golf GTI ayant un problème d'alimentation en carburant. Quant à Patrice Laforest, il devait rentrer à la maison, à cause d'une fuite des gaz d'échappement à l'intérieur de sa R5 Alpine.

 

Les rescapés reprenaient la route, après la tarte au citron et les cafés, pour une seconde étape longue de 131 kms, par un itinéraire débutant par le Col de la Mort d'Imbert, et se poursuivant par St Michel l'Observatoire,Reillane, Céreste, Vitrolles, Grambois, le Puits-de-Rians (en sens inverse), Trets et enfin le Pigeonnier pour un retour à la Bouilladisse.

Si certains, gagnés par la fatigue, rentraient sans passer par la case Arrivée, la majorité des participants se retrouvait, à partir de 3h15, avec les organisateurs, dans la Salle des Fêtes, où cafés et viennoiseries étaient agrémentés de discutions animées

Suivait le traditionnel tirage de la tombola, durant laquel une dizaine de lots étaient offerts par Sud Est Chimie, partenaire de la manifestation. Philippe Coll (Ford Escort RS2000) gagnait un abonnement à Rétrocourse, et Franck Friedrich (205 GTI) un engagement gratuit à la 27° Nuit Provençale.

 

Michel Vignal clôturait la manifestation par un court discours de remerciements envers les participants qui se sont montrés raisonnables et respectueux, puis pour les bénévoles (deux équipes d'assistance, une dépanneuse mise gracieusement à disposition par Patrice Laforest, un médecin accompagné d'un pompier, une ouverture et une fermeture de route) et enfin envers la Municipalité de la Bouilladisse dont l'implication fut entière et particulièrement efficace.

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5° MONTEE HISTORIQUE

DU COL St JEAN / DRÔME PROVENCALE

 

 

Oups !!! Désolé, c'est vrai que l'on ne doit plus dire « Montée Historique », mais « Démonstration de Voitures Historiques sur Route Fermée ».

Question de vocabulaire...

En revanche, j'ai un peu plus de mal à comprendre un autre point du nouveau règlement imposé par les instances fédérales, que je trouve pour le moins bizarre, voire saugrenu.

Une « Démonstration de Voitures Historiques sur Route Fermée », c'est, me semblait-il, une évocation (sans chronométrage) des Courses de Côte d'antan.

Alors pourquoi ne plus admettre dans ces « manifestations », les monoplaces, les barquettes et les protos, qui étaient l'essence même de cette discipline, et l'un des principaux intérêts pour les spectateurs ?

La mise au rebut de ces véhicules exceptionnels, que l'on ne côtoie pas tous les jours dans nos embouteillages, est d'une tristesse affligeante.

J'ai rencontré, à Eygalayes, le propriétaire d'une Martini MK30 de 1980, qui, les larmes aux yeux, se demandait ce qu'il allait advenir de son auto : faire du circuit, ce qui ne le passionne pas vraiment, ou vendre son matériel pour acheter une canne à pêche ?

Quid de ces voitures mythiques qui nous ont tant fait rêver ?

Enfin, ce débat n'est pas le nôtre, et il faut faire confiance aux têtes pensantes des différentes fédérations, pour trouver une solution équitable pour tous.

 

Revenons donc au Col St Jean / Drôme Provençale, qui s'est déroulé le 1er Juiller dernier, sous un soleil de plomb, après les intempéries des semaines précédentes.

Intempéries qui ont causé l'inondation du champ qui, habituellement, sert à la fois de parc d'assistance, de parc de regroupement, de terrain de camping pour les participants, et qui, à deux pas de la ligne de départ, facilitait la formation des différents plateaux.

Les organisateurs ont dû improviser dans l'urgence, et grâce à l'aide de la Municipalité et à la bonne volonté de tous les habitants, une solution fut trouvée et approuvée par tous les participants. (à une exception près... mais bon!!!)

 

Avec 52 partants (tous sur des autos régulièrement immatriculées et assurées), le staff de Phocéa Productions était plutôt satisfait, d'autant que la liste des engagés présentait un panel très intéressant de la production sportive des années 1960 à 1985, et quelques young timers des années 1986 à 1990.

Noël De Simone était là, avec la 505 Turbo Injection qu'il pilotait jadis, Marc Poix au volant de la barquette CG Gériplast, Francisco Alves qui étrennait une superbe Triumph TR8, Max Folcher, dont la R8 Gordini est aussi belle qu'efficace, Michel Durosne (Alfa GTV6), le taxi le plus rapide du Val d'Arvieux, et puis, grand vainqueur à l'applaudimètre, Vincent Galvani, le « cow-boy de Mévouillon », qui n'a pas hésité à faire deux montes au volant de son imposante Oldsmobile Super 88 Sedan Celebrity de 1963 (5,70m de long sur 2m de large, pour 2 tonnes et 300 cv...)

 

La première monte, dans la fraîcheur relative du matin, se déroulait sans problème, si ce n'est l'abandon de Jean-Marc Duprat qui cassait l'embrayage de sa Matra Muréna.

Radieux, Dédé Mathieu, l'inénarrable maire d'Izon-la-Bruisse s'éclatait dans le baquet de droite de la R11 Turbo de Laurent Chauvin.

 

Un cardan récalcitrant contraignait la-dite R 11 Turbo à l'arrêt lors de la deuxième monte, alors qu'Alain Nicolas, le maire de Vers-sur-Méouge, faisait son baptême de la « piste » dans la R 5 Alpine de Thierry Reynier.

 

La pause méridienne permettait aux participants comme aux mécaniques de prendre quelque repos, pendant que commissaires et organisateurs appréciaient les paniers repas de Sophie, la patronne du « Chaudron Dansant ».

 

La troisième monte voyait la température atteindre allègrement les 40°, faisant fondre le goudron vers le sommet du Col St Jean.

L'Opel Ascona groupe 2 (ex Marie-Claude Beaumont) de William Garcia était victime d'un allumage capricieux, qui pouvait être cependant réparé sans grandes difficultés.

 

Rien à dire pour la quatrième monte, si ce n'est que le goudron fondant de plus en plus, la route était par endroits glissante, pour ne pas dire technique, à la grande joie de certains.

 

Une cinquième monte « bonus » était proposée en fin d'après midi, que presque tous les participants effectuaient sans se faire prier .

 

La journée se terminait par un bref débriefing, au cours duquel Michel Vignal, le président de Phocéa Productions, mettait l'accent sur la sportivité de tous, applaudissait chaleureusement tous les commissaires, rougis par un soleil omniprésent, et remerciait tous les intervenants sans lesquels cette 5° édition de la « Démonstration de Voitures Historiques sur Route Fermée » n'aurait pas pu être une réelle réussite.

En premier lieu les Municipalités de Séderon, Eygalayes, Izon-la-Bruisse, Ballons, Mévouillon et Vers-sur-Méouge, puis la Communauté des Communes des Baronnies en Drôme Provençale, les services de l'équipement de Séderon, les frères Conil, spectateurs malgrè eux (leurs monoplaces interdites étant restées au garage...), Michel, d'Eygalayes, toujours disponible et serviable au possible, sans oublier Michaël pour son hospitalité et sa bonne humeur.

 

Une question se pose cependant : qu'adviendrat-il, à plus ou moins court terme, de ce type de manifestations, pourtant si prisées des collectionneurs de voitures sportives historiques, comme des spectateurs très nombreux et très disciplinés.

 

 

MONTEE HISTORIQUE DE CEYRESTE

 

Que du bonheur !!!

 

 

 

Météo France avait promis des orages sur le pourtour méditerrannéen pour ce Dimanche 8 Avril. Mais les Dieux de l'automobile ne l'entendirent pas ainsi, et il n'y eut pas de pluie sur les 3,5 kms de la D3, entre le Plan de Masse et le Grand Caunet, pour la quatrième édition de la mythique Montée Historique de Ceyreste. L'averse prévue ne survint qu'après le passage de la dernière auto sur la ligne d'arrivée. Dans un éclat de rire, Michel Vignal affirmait que seuls les grands organisateurs étaient capables de tels exploits !!!

 

Pour la quatrième année consécutive, la ville de Ceyreste, à un jet de pierre des plages de La Ciotat, accueillait les bénévoles de Phocéa Productions et de l'Ecurie Soleil Classic, pour organiser la maintenant incontournable Montée Historique.

 

C'est sur le tracé, légèrement raccourci pour cause d'urbanisation, de la Course de Côte qui, entre 1912 et 1985, a drainé dans ce petit village typiquement provençal, tout le gotha du sport automobile européen, que s'est déroulée cette « Démonstration de Voitures Historiques ».

 

Le Samedi après-midi, dès 14h, autos et pilotes se présentaient sur les parkings de la Salle Polyvalente, pour satisfaire aux traditionnelles et indispensables vérifications administratives et techniques.

De nombreux spectateurs en profitaient pour admirer des bolides venant directement du siècle dernier : Alpine, Gordini, BMW, Lancia, Opel, Porsche, Austin, ainsi que quelques superbes monoplaces d'époque.

Mais les plus remarquées étaient les trois rares TVR, la superbe Jaguar XK 120-C, et surtout la Simca 8 Sport ; exemplaire unique carrossé en 1948 par le père de Yannick Dalmas.

Fait marquant de ce type de manifestation, la tendance « familiale » qui se développe, à l'instar de Pierrot Percivalle (Berlinette gr4) et de son petit-fils Gauthier Viry (205GTI), de la famille Laforest ; Carole (R11 T Zender) et Patrice ( R5 Alpine ) ou les Carmagnolle ; Jean-Michel (R5 Alpine gr2) et le tandem Laurence et Christine (R5 Alpine Coupe) en double monte, tout comme Daniel et Philippe Coll au volant de l'Escort 2000 RS ex Xiberras.

Dans le même régistre, Max Michel, qui cette année ne participait pas, mais « coatchait » son fils Anthony (Martini MK 57).

 

Dimanche matin, après la mise en place du car-podium du Conseil Départemental des Bouches du Rhône, de toute l'infrastructure propre à la sécurité, dont les neuf postes de commissaires de route, suivis de l'habituel briefing des pilotes, la première monte était lancée par Jean-Pierre Bertos, l'inénarrable et talentueux directeur de course.

Première monte qui voyait les abandons, sur ennuis mécaniques, de la R11 Turbo ex Ragnotti d'Eric Charles et du proto 4L de Thierry Bezelun.

L'Alpine A 110 de Jacques Dor sera confrontée à des soucis de chauffe, mais pourra, toutefois, terminer les deux montes matinales.

 

La deuxième monte se déroulait sans aucun problème, et la pause méridienne permettait aux mécaniques comme aux participants de reprendre des forces.

Après quelques sandwiches et beaucoup de café, les hostilités pouvaient reprendre.

 

Les deux montes de l'après-midi, dans le bruit des échappements « spéciaux » et des pneus torturés, et dans l'odeur du Ferrodo et de l'huile de ricin, ne voyaient pas de soucis particuliers, si bien que la dépanneuse, mise à disposition par le garage Bazin, pouvait repartir sans avoir eu à intervenir.

 

La journée se clôturait traditionnellement dans la salle polyvalente, par un apéritif (sans alcool) offert par la Municipalité Ceyrestenne, et servi par Michelle Scozzaro et Mireille Pugliesi, les indispensables et toujours souriantes adjointes au maire.

 

Michel Vignal, dans un bref débriefing, remerciait, au nom de Phocéa Productions, tous les intervenants et partenaires de cette belle manifestation, en particulier la Société Roure Automobile, dont Sébastien Basso pilotait la superbe Berlinette jaune.

Les remerciements allaient également aux riverains de la D3 et de la Voie Romaine, aux Services Techniques de Ceyreste, aux CCFF omniprésents, à la Police Municipale toujours efficace, et à l'Ecurie Soleil Classic qui, non seulement participait à l'organisation, mais engageait également dix autos dans la Montée Historique » .

 

Prochain rendez-vous de Phocéa Productions : la Montée Historique du Col Saint-Jean, le 1er Juillet, à Eygalayes dans la Drôme Provençale.

 

 

 

NUIT PROVENCALE – Souvenir Claude Bonanséa

 

Déjà un quart de siècle !

 

 

Samedi 3 Mars 2018

 

Après plusieurs jours d'intempéries et de froid extrême, un ciel immaculé est venu s'inviter malicieusement au 25ème anniversaire de la Nuit Provençale, corroborant ainsi l'adage qui prétend qu'à Marseille il n'y a pas de samedi sans soleil.

 

Ses rayons en profitèrent pour illuminer un parc fermé idéalement installé dans le site enchanteur de la Base Nautique du Roucas Blanc, face à l'une des plus belles rades de France, et à quelques encablures des îles du Frioul et du Château d'If.

Dans un pareil écrin, les voitures historiques retenues pour participer à cette incontournable manifestation de début de saison, avaient fière allure, à côté de la Panhard CD ayant appartenu à Claude Bonanséa, qui avec son épouse Josiane, détient toujours le record de participations à la Nuit Provençale.

 

Vers 16h, Michel Vignal attaquait un court briefing au cours duquel il insistait sur les notions de sécurité et de respect des riverains, et dévoilait un parcours jusque là tenu secret.

Une sympathique collation suivie d'un gâteau d'anniversaire, était ensuite offerte aux participants, parmi lesquels on pouvait reconnaître quelques pilotes qui font habituellement des prouesses en rallies modernes, tels que Marc Reboa, Daniel Denizon, Camille Gubernati, Pierre Escartefigue, ainsi que Jean-Marc Ducousso, le co-pilote attitré de Richard Bourcier.

 

Aux alentours de 17h, le départ était donné à la première auto.

Le road-book guidait les participants au long des Plages du Prado jusqu'à la Pointe Rouge, et, après avoir traversé Mazargues, les conduisait vers la Gineste jusqu'à Cassis, où la sublime Route des Crètes leur permettait d'atteindre La Ciotat, puis Ceyreste et la route de la Montée Historique qui aura lieu le 8 Avril prochain.

Plus loin, une courte halte était programmée devant l'entrée du Circuit Paul Ricard.

Ici, la Golf GTI de Denis Caucanas était victime d'une panne d'allumage, très vite réparée par l'assistance de Phocéa Productions.

 

La seconde section de cette première étape, après avoir traversé Le Beausset, Ste Anne d'Evenos, Le Broussan et les faubourgs de Toulon, se dirigeait vers le Mont Faron qui offrait une route à la fois mythique et ludique, ainsi qu'un panorama époustouflant sur Toulon de nuit.

Plus loin, après Pierrefeu et La Londe-les-Maures, ce sont les cols de Gratteloup, du Babaou et des Fourches qui étaient empruntés pour le plus grand plaisir de tous, avant d'atteindre le Luc en Provence, où un repas copieux avait été concocté par Jean Seb., dans la Brasserie J's.

 

Après ces agapes réparatrices et quelques cafés, la seconde étape pouvait démarrer.

Sauf pour Vincent Morin en prise à des ennuis de carburation sur sa Nissan 300 ZX. Mais rien d'impossible pour les deux Christian de l'assistance qui purent résoudre le problème... par téléphone.

 

Le road-book devait diriger la caravane de la Nuit Provençale sur la route de Notre-Dame-des-Anges. Mais la voiture d'ouverture détectait plusieurs passages où d'épaisses plaques de neige et de profondes ornières n'auraient pas pu être franchies par des autos aux faibles gardes au sol.

Un itinéraire bis était immédiatement mis en place pour atteindre dans de bonnes conditions Rocbaron, le Col de la Bigue, La Roquebrussanne et Mazaugues où une courte halte était prévue.

 

La dernière section de la balade passait par Nans-les-Pins, Saint-Zacharie, Notre-Dame-d'Orgnon, la Sainte-Baume, Gémenos, Carnoux et enfin Cassis pour retrouver, en sens inverse, la Gineste, avant de se retrouver dans la Base Nautique du Roucas Blanc, où les machines à café eurent beaucoup de travail. Entre les viennoiseries, les anecdotes fleurissaient en attendant la remise des souvenirs et le tirage au sort qui mettait en jeu un abonnement à Rétrocourse. C'est Laurent Bonnery qui remportait le jackpot.

 

Enfin, avant de se séparer, Michel Vignal improvisait un court débriefing, mettant l'accent sur le nombre d'équipages familiaux, et sur la bonne conduite de tous les participants.

Il remerciait Patrice Laforest, qui avait laissé sa dépanneuse à disposition de l'assistance. A noter que le niveau de préparation des autos engagées permettait à cette dépaneuse de revenir à vide.

Les derniers remerciements allaient à la Ville de Marseille et au Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.

 

1ère RONDE HISTORIQUE DES ALPILLES

 

Samedi 21 Octobre 2017

 

 

Toute auréolée du magnifique succès de la 1ère Montée Historique du Mont Ventoux, il n'a pas fallu plus de vingt jours à l'équipe de Phocéa Productions pour s'attaquer à un nouveau défi : organiser la première édition de la Ronde Historique des Alpilles.

 

Le concept de cette nouvelle manifestation, pour simple et attrayant qu'il soit, n'est pas souvent proposé dans notre région, peut-être à cause des difficultées de mise en place, qui incitent parfois à se cantonner dans le confort douillet de la routine.

Dans les faits, il s'agit de rejoindre, en empruntant des routes ouvertes à la circulation publique, des zones où les parcours sont privatisés par arrêté préfectoral, donc interdits au passage de tous véhicules non accrédités.

L'itinéraire, obligatoire pour tous les participants, est consigné dans un road-book distribué au dernier moment, afin d'éviter toutes éventuelles reconnaissances.

C'est, à peu près, le principe du rallye traditionnel, moderne ou VH, à l'exception de l'absence de chronométrage, et donc de toute notion de compétition.

Le plaisir et la passion, liés à la convivialité, sont les principaux ingrédients de ce type d'événement, réservé aux voitures historiques, sportives ou familiales, immatriculées avant le 31 Décembre 1985, avec toutefois une dérogation, équivalant à 10% du plateau, pour les autos construites entre 1985 et 1990.

 

A la lecture de la liste des engagés, forte de 46 partants, on pouvait s'apercevoir de l'éclectisme des « anciennes » présentées ; la plus vieille étant la Porsche 356A de 1959, aux mains de Mike Noremberg, navigué par son fils Maxime, et la plus moderne étant la Peugeot 205 Rallye de Frédéric Reisz.

Le reste du plateau était composé d'un large panel de la production des années 1970 et 1980 : Alpine, Renault 8 Gordini, Opel Manta et Kadett, Porsche, Renault 5 Alpine, Simca Rallye II et 1200S, Alfa-Roméo, etc...

 

Tout le « Grand Sud » était représenté, les « concurrents » venant de neuf départements différents, et certains avaient fait le déplacement depuis Nice, Lyon, Montpellier et Perpignan, pour les plus éloignés.

 

La plaque tournante de cette 1ère Ronde Historique des Alpilles était la ville d'Eyguières, dont la Municipalité était pleinement investie dans la manifestation.

La privatisation, entre autre, du parking et de la salle de l'ancienne gare, permettait d'avoir un véritable parc d'assistance, contigü à un « parc fermé » largement ouvert à un public enchanté de pouvoir approcher des autos mythiques.

La présence, sur ce même site, d'un food-truck à l'heure de la pause méridienne, ajoutait encore à une convivialité déjà bien installée.

 

Au programme, quatre boucles étaient prévues, pour un total de plus de 160 Km, dont environ 70 Km de routes fermées.

Une halte à Aureille, avec un court « parc de regroupement » partageait chaque boucle en deux étapes . Les « spéciales » de Roquemartine et du Destet reliaient les deux villes.

 

En fin d'après-midi, conscients de la gène occasionnée par la fermeture des routes, en pleine saison de récolte des olives, les organisateurs décidaient d'annuler un quatrième tour qui risquait de déborder sur les horaires prévus.

De l'avis de tous, cette initiative était la bonne, et aucun concurrent n'eut à se plaindre de cela, d'autant que la journée fut longue, et pleine d'émotion et de bonheur.

Seul bémol de cette belle aventure, l'incivisme de certains, qui occasionnèrent des problèmes majeurs chez les organisateurs. (voir ci-dessous)

 

Un apéritif d'honneur, aimablement offert par la Municipalité d'Eyguières, permettait à Michel Vignal, le président de Phocéa Productions, de remercier tous les intervenants, et en particulier la dite Municipalité, ses services techniques et sa police municipale, pour leur aide matérielle inestimable dans l'organisation d'une telle manifestation.

Tous les bénévoles étaient également loués pour leur présence indispensable et efficace sur tous les points névralgiques du parcours.

Les organisateurs étaient à leur tour ovationnés sous un déluge de plaisanteries, moqueries et autres colibets.

 

 

Incivisme, incivilité, intolérance, irresponsabilité...

Lorsque ces mots ne sont plus QUE des mots, il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans notre monde d'égoïsme, d'égocentrisme et de bêtise.

Que des riverains agacés de devoir faire quelques kilomètres supplémentaires pour rentrer chez eux, râlent après les fermetures de routes, on peut le comprendre.

Que des cyclistes devant renoncer à une partie de leur sortie prévue, montrent leur mécontentement, ce n'est pas très sympa, mais c'est la nature humaine.

 

Mais quand ces gens-là n'hésitent pas à forcer les interdictions, allant même jusqu'à renverser plusieurs commissaires de route, pour s'engager à contre sens de la manifestation, au péril de leur vie et de celle des participants, on frôle la démence.

Alors que dire lorsque des chasseurs, particulièrement alcoolisés, mettent en joue, avec leurs fusils, un membre du service de sécurité pour passer à tout prix ?

Et tout cela ne s'est pas déroulé dans une cité, en périphérie d'une grande ville, mais dans les Alpilles de Frédéric Mistral, dans la quiétude des oliveraies et des pinèdes, dans la paix des petits villages où tout le monde connaît tout le monde...

 

1ère Montée Historique du Mont Ventoux

 

 

Le 1er Octobre dernier a eu lieu la première Montée Historique du Mont Ventoux.

N'en déplaise aux faiseurs de cancans, aux pisse-vinaigre et aux rabat-joie de tous acabits, Phocéa Productions a pu organiser, dans les meilleures conditions possibles, cette évocation de la mythique course de côte qui, entre 1902 et 1976, a vu les meilleurs spécialistes de la  montagne  s'affronter sur les pentes du Géant de Provence.

Raccourcie pour des raison d'urbanisation, le départ était donné à la sortie de l'épingle de Saint Estève, et l'arrivée était fixée à un jet de pierre du Chalet Reynard, soit 8,3 Km d'un parcours à la fois ludique et technique.

 

Les quelques 130 engagés ont profité pleinement d'une route au revêtement idéal, et parfaitement sécurisée par un accès interdit à toute circulation, et par la présence de 20 postes de commissaires, tous aguerris depuis de nombreuses années à ce genre de responsabilité.

 

Parmi les participants, on pouvait noter les présences exceptionnelles et amicales de Bernard Fiorentino, qui retrouvait avec beaucoup d'émotion la Matra 650 qu'il avait pilotée au Tour Auto 1971, de Jean-Pierre Ballet au volant d'une 205 Turbo 16 évolution, du toujours jeune Bob Neyret aux commandes de sa Citroën SM Bandama, ainsi que de Jean-Marie Alméras avec sa magnifique Porsche 635 Silhouette.

A côté de ces VIP, le plateau était particulièrement relevé, avec quelques voitures rarissimes, voire uniques, à l'instar de la Salmson 2300S de 1955, de la Panhard X87 de 1952, de la MG NA de 1935, venue d'Angleterre, de la Ford GT40 MK1 de 1966 et de la mystérieuse et monstrueuse Kellison J4R de 1956.

Berlinettes Alpine, R8 Gordini, Simca Rallye II et 1200S, Alfa-Roméo, Lancia, Opel, Porsche et plusieurs Dauphines Proto très affutées, ainsi qu'une vingtaine de monoplaces, complétaient un plateau de rêve, qui fit vibrer durant toute la journée, un public nombreux, et, il faut le souligner, particulièrement discipliné.

 

Une météo clémente et l'absence de problèmes majeurs permirent à tous d'effectuer les 3 montes prévues, et si ce type de manifestations, souvent dénommées démonstrations, ne comportent ni chronométrage ni classement, la convivialité entre pilotes était souvent source de défis, suivis de railleries, de plaisanteries ou de moqueries, toujours bon-enfant et jamais méchantes.

 

La journée se terminait au Chalet Reynard par le traditionnel pot de l'amitié offert par Phocéa Productions, pendant lequel les anecdotes fusaient de tous côtés, et qui permettait aux concurrents ravis, de louer chaleureusement les organisateurs qui surent gérer cette manifestation avec talent, bonne humeur et passion.

 

Tous se quittaient, alors que le soleil se couchait sur le Mont Ventoux, en se promettant de revenir l'an prochain.

Quant au staff de Phocéa Productions, après s'être congratulé, il se plongeait dans les dernières mises au point de la 1ère Ronde des Alpilles qui se déroulera le Samedi 21 Octobre.